31 05 2014

Quelles sont les différences entre les virus et les bactéries ?


 

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Virus ou bactérie ? Lors d’une infection, la question est importante. Car si les modes de transmission et la prévention sont souvent identiques, les traitements ne sont pas les mêmes.

Quels sont les différents types ?

Les différents types de bactéries
– Certaines sont inoffensives et même bénéfiques, comme celles des yaourts, voire indispensables comme celles du sol, impliquées dans le recyclage des matières organiques de l’environnement. Ou encore les bactéries de la flore intestinale chez l’homme.
– D’autres provoquent toujours des maladies : les méningocoques entraînent des méningites, les pneumocoques des pneumonies et des otites, le tréponème est responsable de la syphilis…

Les différents types de virus
Ils sont classés en deux grandes familles selon la nature de leur structure génétique.
– Il existe des virus à ADN : herpès, papillomavirus (infections génitales), varicelle, adénovirus (infections respiratoires, conjonctivite), hépatite B…
– Et d’autres à ARN : grippe, rubéole, hépatite A, VIH (sida). Ceux-là, quand ils se multiplient, mutent très facilement, c’est-à-dire qu’ils se transforment. C’est la raison pour laquelle la composition du vaccin contre la grippe doit être revue tous les ans.

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Comment se multiplient-ils ?

La multiplication des bactéries
Les bactéries sont les plus anciens organismes vivant sur la Terre et aussi les plus nombreux. Constituées d’une seule cellule, elles disposent de tous les systèmes nécessaires à leur vie et à leur reproduction. Pour cela, elles se divisent en deux cellules identiques. Une division plus ou moins rapide selon les espèces et les conditions ambiantes. À 37 °C, un colibacille (infection urinaire) se multiplie en une vingtaine de minutes, le bacille de Koch (tuberculose) en quatre heures.

La multiplication des virus
Les virus ne peuvent pas se reproduire seuls, ils ont besoin d’une cellule. Ils doivent donc réussir à pénétrer à l’intérieur, afin de trouver là ce qui leur permet de « fabriquer » de nouveaux virus selon un procédé complexe : la réplication. Une fois infectée, soit la cellule meurt, ce qui se produit le plus souvent ; soit elle tolère l’infection et les deux systèmes coexistent (rare) ; soit elle se multiplie de façon anarchique et se transforme en cellule cancéreuse (hépatite B, papillomavirus…).

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Comment se transmettent-ils ?

La transmission des bactéries
Selon les cas, les bactéries pathogènes (responsables d’infections) peuvent se transmettre de plusieurs façons.
– Par contact direct avec une personne infectée : toucher, baiser, relations sexuelles…
– Par auto-infection dans certaines circonstances : transfert de germes venus du côlon vers les voies urinaires, par exemple.
– Par l’intermédiaire d’un animal : maladie des griffes du chat, maladie de Lyme (borréliose) transmise par les tiques…
– Par contact indirect avec la bactérie, par la terre qui a souillé une plaie pour le tétanos… On peut les trouver partout, dans le sol, dans l’eau et dans les organismes vivants, où elles peuvent survivre longtemps. Soixante jours sur un aliment pour le staphylocoque à l’origine d’intoxications alimentaires ; des années dans le sol pour la bactérie à l’origine du tétanos.

La transmission des virus
Les virus se propagent le plus souvent d’un organisme à l’autre. Soit…
Directement d’une personneà l’autre, c’est le cas le plus fréquent. C’est ainsi que se transmettent, par exemple, le rhume, la grippe, la varicelle, l’hépatite B ou le sida (VIH).
Par l’intermédiaire d’un animal. Les chiens, les renards, les chauves-souris… peuvent nous transmettre le virus de la rage lorsqu’ils ont eux-mêmes contracté la maladie. Les insectes (essentiellement les moustiques) peuvent transmettre la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune…
Par notre environnement.
C’est plus rare. Mais c’est le cas du virus de l’hépatite A, qui peut persister dans l’environnement. L’homme se contamine par l’alimentation (fruits de mer…) et les boissons. C’est pour cette raison qu’il faut boire de l’eau en bouteille dans certains pays.

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Comment s’en protéger ?

Se protéger des bactéries
– Par l’hygiène. D’abord par le lavage des mains, premier geste de protection contre les infections. Les autres mesures de prévention varient en fonction du mode de transmission de la bactérie : cuisson des aliments (pour éviter les salmonelles), désinfection des plaies (contre les staphylocoques…), utilisation de matériels à usage unique pour les soins, préservatifs.
– Par la vaccination. Quand elle existe : diphtérie, tétanos, coqueluche, méningite…

Se protéger des virus

– Par des mesures d’hygiène. Elles passent principalement par un lavage systématique des mains, l’utilisation de moyens de prévention selon le mode de transmission (préservatifs, moustiquaires, désinfection des matériels…), le contrôle préalable des dons de sang et d’organes.
– Par la vaccination. Elle est disponible pour de nombreux virus : polio, rougeole, rubéole, hépatites A et B.

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Quels sont les traitements ?

Les traitements antibactériens
– Le plus souvent, les anticorps fabriqués par notre système immunitaire suffisent à lutter contre les infections bactériennes superficielles (gorge, nez, petites plaies…).
– Les antibiotiques détruisent la plupart des bactéries ou les empêchent de se multiplier. On les réserve aux infections graves (poumons, cœur, os…) et aux malades dont les défenses sont affaiblies (personnes âgées…). Car leur utilisation massive modifie la flore humaine, ce qui favorise le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.

Les traitements antiviraux
La peau et le système immunitaire sont les principales barrières de protection. C’est pourquoi les infections virales bénignes comme les rhinopharyngites de l’hiver guérissent sans traitement !
– Les médicaments antiviraux. Ils visent à préserver les cellules cibles en bloquant la réplication des virus, et donc leur diffusion dans l’organisme. Comme les virus sont inertes, ils ne peuvent pas être détruits. Les antiviraux doivent être pris le plus tôt possible après la contamination : dans les 48 heures qui suivent les premiers symptômes de la grippe, après un rapport sexuel non protégé pour le VIH…
– L’interféron ou les interleukines. Normalement produits par l’organisme, ce sont des stimulants du système immunitaire que l’on peut associer aux autres antiviraux (traitement du VIH ou de l’hépatite C). Malheureusement, le risque de toxicité pour les cellules et certains effets secondaires limitent souvent leur utilisation prolongée.

Source: http://www.topsante.com/

 
 
 
 
 
 
 

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