1 05 2013

La colique hépatique


 

Qu’est-ce qu’une colique hépatique ?

Une colique est une douleur spasmodique. Dans le cas de la colique hépatique, les spasmes se situent habituellement au niveau des voies biliaires et sont dus à des calculs. La crise se manifeste par des douleurs à droite dans le haut de l’abdomen.

Elle se produit par exemple lorsque qu’un calcul pénètre le canal cystique ou le canal cholédoque.

Une crise de colique hépatique nécessite de consulter rapidement.

En attendant de voir votre médecin, il faut soulager la douleur, ce que l’on peut faire à l’aide d’un antalgique, par exemple un comprimé de paracétamol. Il est possible de diminuer l’incidence et le nombre des crises en surveillant son alimentation.

Ainsi, les repas trop riches en graisses favorisent la crise de colique hépatique.

Lorsque l’on sait que l’on a des calculs biliaires, il vaut mieux éviter les excès de beurre, de fritures, ainsi que les sucreries. Une nourriture saine et équilibrée sera de toute manière bénéfique.

D’où proviennent les calculs biliaires ?

Il existe deux types de calculs biliaires : les calculs pigmentaires et les calculs de cholestérol biliaire. Ces derniers proviennent d’un déséquilibre de nature métabolique.

Normalement, le cholestérol biliaire est éliminé après mélange avec les sels biliaires. Mais ce mélange ne se fait pas, ou il se fait mal, s’il y a trop de cholestérol ou pas assez de sels.

L’excès de cholestérol est lié à plusieurs facteurs, parmi lesquels l’obésité, le diabète ou encore l’hérédité. Lorsque l’on souffre de la maladie de Crohn (une inflammation des intestins), la capacité d’absorption des sels est moindre. Les calculs pigmentaires sont dus à un excès de bilirubine, un pigment rouge présent dans le foie et la bile.

Certaines maladies métaboliques du sang, comme les anémies hémolytiques par exemple, causent l’excès de bilirubine. Les calculs biliaires peuvent donc être dus à des causes multiples, mais c’est une affection qui réagit assez bien aux respects stricts de conseils diététiques donnés par le médecin.

Comment diagnostique-t-on une colique hépatique et surtout, les calculs ?

Plusieurs types d’examens peuvent être pratiqués pour diagnostiquer la présence de calculs biliaires.

On les pratique lorsque l’on soupçonne, à la vue des symptômes, qu’il s’agit d’une colique hépatique provoquée par l’obstruction du canal cholédoque ou du canal cystique.

Il est possible de procéder à une radiographie, mais elle ne permet pas de repérer les calculs de cholestérol, dans la mesure où ils sont transparents.

On pratique donc plutôt une échographie abdominale, qui est bien plus fiable. Elle permet de déterminer le nombre, la localisation et la taille des calculs.

On se sert aussi de l’échographie pour estimer le risque de complication et la nécessité d’une intervention chirurgicale.

Une prise de sang permet quant à elle d’identifier les pathologies associées éventuelles, comme une inflammation du pancréas ou pancréatite.

Quels sont les traitements de la colique hépatique?

Dans le cas où les calculs n’entraînent pas de symptômes majeurs, on se contente habituellement de mesures diététiques.

Mais lorsque les coliques hépatiques sont fréquentes et invalidantes, on a recours à la chirurgie, soit conventionnelle, soit laparoscopique.

Lorsque le calcul tente de pénétrer le canal cystique, on procède à l’ablation de la vésicule biliaire et du canal.

La bile s’écoule par la suite directement dans le canal cholédoque.
Il s’agit d’une intervention sans grand risque et dont les suites sont peu marquées dans la vie du patient, à l’exception d’une tendance aux diarrhées.

Lorsque le calcul biliaire se trouve dans le canal cholédoque, on pratique une cholangiopancréatographie.

A l’aide d’un tube inséré par la bouche jusqu’au duodénum, le canal cholédoque est incisé et les calculs sont retirés. Il s’agit d’une intervention sous anesthésie locale, qui ne demande pas plus de 45 minutes.

 
 
 
 
 
 
 

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