17 03 2017

Sommeil, stress, digestion… Les clés pour se faire du bien par les plantes


 

 

Vous cherchez des alternatives douces aux médicaments ? Trois expertes en phytothérapie donnent les bases pour apprendre à se soigner par les plantes.

Les médicaments sont de véritables réflexes pour certain(e)s, au point d’en oublier que la nature est bien faite et offre toutes sortes de remèdes. La phytothérapie est là pour le rappeler. Si cette médecine naturelle à base de plantes ne remplace pas les médicaments dits classiques – c’est-à-dire chimiques – efficaces et indispensables dans bien des cas, force est de constater que les plantes préviennent et soignent certains maux, sans agresser l’organisme. La pharmacienne et naturopathe Florence Raynaud, la naturopathe Élisabeth De Wildt et la diététicienne et phytothérapeute Caroline Gayet donnent les bases pour se familiariser avec cette médecine douce.

Sous quelles formes utiliser les plantes ?

On les consomme communément sous forme de tisane, par infusion ou décoction. «La première consiste à faire bouillir de l’eau que l’on verse ensuite sur la plante et que l’on laisse reposer cinq à dix minutes. Pour la seconde, on met la plante directement dans une casserole d’eau froide que l’on porte à ébullition pendant trois minutes, avant de laisser reposer dix minutes», explique Caroline Gayet.
Bon à savoir : la décoction dégrade plus la plante et extrait ainsi plus de principes actifs.

La naturopathe Florence Raynaud vante les bienfaits d’une troisième forme : «Je conseille plutôt à mes patients des EPS (extraits de plantes standardisés, NDLR), c’est-à-dire une solution concentrée en principes actifs de plantes, vendue en pharmacie, ou des gélules d’extraits secs de plantes. Plus concentrés, ils sont plus efficaces», explique la spécialiste. En revanche, le procédé n’existe actuellement que pour quelques plantes. On peut aussi se procurer des gélules, des ampoules (disponibles en pharmacie) ou encore des solutions hydro-alcooliques (vendues herboristerie).

Enfin, on peut avoir recours aux poudres (vendues aussi en herboristerie) : «C’est ce que l’on trouve dans les gélules, l’avantage étant qu’ici nous n’avons pas à dégrader l’enveloppe de la gélule, on assimile donc mieux le produit», précise Caroline Gayet. Cette forme permet également de mieux maîtriser les dosages et propose un rapport qualité-prix intéressant.

Où acheter les plantes ?

Caroline Gayet conseille de se rendre dans une herboristerie. Soumises à un certain nombre de contrôles, elles sont fiables. «De plus, les vendeurs connaissent bien la phytothérapie et maîtrisent les contre-indications», indique la professionnelle. Les pharmacies restent un endroit sûr pour se procurer des gélules, des ampoules etc., mais tous les pharmaciens ne sont pas spécialistes du domaine.

La naturopathe Élisabeth de Wildt rappelle, quant à elle, que les plantes sont également à disposition dans la nature : «Il est tout à fait possible de les cultiver soi-même ou de les cueillir dans un champ, une forêt ou un bois». Cela nécessite bien sûr un minimum de connaissances, que l’on trouvera dans des ouvrages spécialisés.
Pour les faire sécher, la naturopathe conseille de les laisser reposer à plat, en évitant de les superposer les unes sur les autres, afin de laisser l’humidité s’échapper.

Quid d’Internet ?
Si on peut faire ses achats en ligne, Florence Raynaud et Caroline Gayet dénoncent le manque d’information des produits vendus sur Internet. «On peut tout à fait acheter des plantes sur le site d’une herboristerie mais pour le reste, il faut s’assurer de la provenance et de la qualité du produit, ce qui n’est pas toujours possible», insiste Caroline Gayet.

Comment les conserver ?

Officiellement, les plantes séchées se conservent deux ans après leur récolte. Mais Élisabeth de Wildt et Caroline Gayet s’accordent à dire qu’il est préférable de ne pas attendre plus d’un an pour les utiliser, afin d’éviter qu’elles ne perdent leurs bienfaits. «Il faut les garder dans un endroit frais, à l’abri de la lumière et de l’humidité», indique Élisabeth de Wildt. Pour ce qui est des EPS, gélules et ampoules, leur date de péremption est indiquée sur la boîte, et le mode de conservation est identique à celui des plantes séchées.

Les contre-indications

«De façon générale, la phytothérapie est à éviter chez les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans, et il faut également veiller aux allergies», indique Florence Raynaud. Par ailleurs, certains médicaments sont incompatibles avec certaines plantes. Pour Caroline Gayet, les contre-indications sont surtout liées aux particularités de chaque plante, il est donc difficile d’établir des règles générales. Mieux vaut donc toujours demander conseil à un médecin ou un pharmacien.

Quelles plantes pour quels effets ?

En pratique, Élisabeth de Wildt déconseille de consommer toujours les mêmes plantes : «En général, elles ont une action ciblée. Or, si l’on stimule trop longtemps l’organisme sur un point précis, il risque de ne plus répondre». Il est conseillé de ne pas consommer plus de trois semaines d’affilée la même plante sans alterner.

Aider la digestion
Pour donner un coup de pouce au système digestif, Florence Raynaud conseille de se tourner vers le chardon Marie. «Cette plante permet la synthèse de la bile (liquide sécrété par le foie qui facilite la digestion) ainsi que son évacuation», explique la naturopathe. Une cure au printemps et/ou en automne permet de nettoyer son foie.
Pour un problème plus aigu, la spécialiste conseille de prendre deux cuillères à café de chardon Marie sous forme d’EPS, dans un grand verre d’eau tous les matins, pendant dix à quinze jours.

Soigner un rhume
Ici, il faut aider le système de défense. Pour ce faire, Caroline Gayet conseille l’échinacea, «qui booste les défenses immunitaires de l’organisme». On peut prendre 30 gouttes de solution hydro-alcoolique le matin et le soir dans un verre d’eau.
Élisabeth de Wildt ajoute un petit conseil de saison : «Les pâquerettes aident le système immunitaire. En manger sept par jour peut aider l’organisme à soigner un mauvais rhume».

Combattre la fatigue
Le guarana est un très bon dopant intellectuel et physique. On peut en prendre deux gélules le matin et, si besoin, deux gélules le midi. «Il ne faut pas le consommer après 14 heures, sinon il risque de perturber le sommeil», précise la phytothérapeute et diététicienne Caroline Gayet.

Favoriser le sommeil

«Pour faciliter l’endormissement, je conseille de verser une décoction de tilleul ou de lavande dans un bain très chaud», indique Élisabeth de Wildt. Cela aura pour effet de calmer et d’apaiser le système nerveux.

Soulager des maux de gorge
«La ronce est un astringent qui empêche les inflammations et la douleur à la déglutition en plus d’être un bon antiseptique», explique Caroline Gayet. La spécialiste conseille de mettre une cuillère à soupe de ronce dans 25 cl d’eau froide et de faire une décoction. «Pour apaiser sa gorge, on peut faire un gargarisme avec sa tisane », précise-t-elle.

Réduire son stress
Florence Raynaud conseille ici de se tourner vers le rhodiola sous forme d’EPS ou en gélules d’extrait sec. Cette plante aide le corps à synthétiser le cortisol, l’hormone du stress. «Mieux vaut la prendre le matin car elle peut provoquer des insomnies», précise l’experte.

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Source: http://madame.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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