28 03 2017

Sida: les jeunes toujours mal informés, donc mal armés


 

 

Au début des années 2000, le nombre de jeunes infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) avait diminué. Mais il est reparti à la hausse entre 2007 et 2013, principalement chez les jeunes hommes homosexuels, selon une étude publiée en 2015. 12% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2015 avaient mois de 25 ans, selon le point épidémiologique de Santé Publique France.

Banalisation de la maladie

Les nouvelles générations connaissent en effet moins bien la maladie, selon un sondage réalisé chaque année par l’Ifop pour Sidaction auprès de 1001 personnes âgées de 15 à 25 ans. En 2016, seuls 82% des 15-24 ans estiment qu’ils sont bien informés sur la maladie du sida. «On parle moins aujourd’hui du VIH et de la maladie du sida dans notre société et dans les médias», explique Jean Spiri, président du Crips Ile-de-France. «Il y a aussi une banalisation de la maladie dans l’esprit des gens, qui ne la perçoivent plus comme mortelle. C’est en grande partie vrai, quand on est dépisté tôt et bien soigné, mais le Sida reste une affection chronique lourde.»
Les adolescents et les jeunes adultes se sentent également moins personnellement touchés par la maladie: 24 % des 15-25 ans déclaraient ne pas avoir peur du sida en 2016, et chez les 15-17 ans, ce nombre atteignait 30%. «Quand vous êtes jeunes et qu’il n’y a personne autour de vous qui est séropositif, c’est difficile de percevoir le risque de la maladie. De plus, les jeunes ont en général une perception du risque qui est moindre que chez les adultes», analyse Florence Thune, directrice des programmes France du Sidaction. «Il y a également une baisse de la visibilité du VIH. Avant les personnes atteintes montraient des signes visibles de la maladie, ce qui est moins le cas aujourd’hui.»

Fausses connaissances dangereuses

30 % des 15-24 ans interrogés ont des représentations faussées de la maladie et de ses modes de transmission. 17% pensent notamment que la pilule contraceptive d’urgence est un moyen de prévention contre le VIH, toujours selon le sondage de Sidaction. De même pour 20% d’entre eux, le virus peut se transmettre en embrassant une personne, alors qu’ils n’étaient que 15% à le penser en 2015.
Cette méconnaissance entraîne une multiplication des comportements à risques chez les jeunes. Parmi ceux ayant eu un rapport sexuel non protégé sur les 12 derniers mois, seuls 45% ont effectué un test de dépistage avant ce rapport. Et en ce qui concerne le préservatif, «on observe une forte utilisation de cet outil de prévention lors du premier rapport. Mais, à mesure des relations sexuelles, le préservatif est abandonné sans que les partenaires n’aient fait aucun dépistage», déplore Florence Thune.

La prévention au cœur de la lutte

«Il faut qu’on apporte plus d’information aux jeunes, plus personnalisées et contextualisées, directement sur leur smartphone. Il faut également penser à un renouvellement des messages, par exemple avec des vidéos, qui parlent aux jeunes, et faire connaître les innovations de dépistage et de prévention. Il faut retrouver l’esprit d’innovation des campagnes de prévention qui avaient été mises en place au début de la pandémie, avec les moyens de notre époque», estime Jean Spiri. L’année passée, l’association Sidaction avait fait appel à Jimmy fait l’con, un youtuber très en vogue chez les jeunes.

Source: http://sante.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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