18 04 2017

Shampoing sec : les femmes pressées ont-elles arrêté de se laver les cheveux ?


 

 

Se laver trop souvent les cheveux n’est pas bon pour le cuir chevelu. C’est ce que nous assènent depuis quelques années les adeptes du no-poo et autres low-pootistes. Si bien que les Américaines, prenant au mot ces préceptes anti-shampoing, auraient cessé le shampoing traditionnel, au grand damn de la gent masculine et des professionnels de la coiffure. Explications.

C’est un récent article paru dans le New York Times qui a mis en lumière ce phénomène étrange apparu outre-Atlantique. Intitulé « Vous lavez-vous trop peu les cheveux ? », ce papier très sérieux raconte : alertées par les blogs beauté, les Américaines auraient cessé leur routine shampoing d’antan pour la remplacer par une autre bien plus étrange. Un passage hebdomadaire (au mieux) dans un bar à brushing suivi d’un enchaînement de shampoings secs à domicile, jusqu’au retour le plus tard possible chez le professionnel de la brosse ronde. Michael Angelo, coiffeur à Manhattan et intervenant sur le dernier show parisien de Victoria’s Secret, raconte : « Certains de mes clients masculins sont venus me demander de dire à leurs petites amies de se laver les cheveux. Parce qu’ils puent. Vous seriez effarés de voir le nombre de clientes qui arrivent chez moi en me disant : ‘Oh, j’ai fait un shampoing il y a 10 jours et une séance de Soulcycling ce matin.’ »

Mais qu’arrive-t-il donc aux petites sœurs de Carrie habituellement réputées pour leur sophistication à l’extrême, et certainement pas pour leur hygiène douteuse ? Récemment accusés de tous les maux, nos shampoings traditionnels, jugés trop agressifs, seraient soupçonnés de bien des phénomènes : pellicules, cheveux fatigués, excès de sébum… Nos petits tracas capillaires seraient leur faute, si bien que certaines auraient carrément décidé d’en finir avec eux, affichant sur la toile leur expérience de l’extrême qui les conduisit à cesser tout rapport avec le nettoyage de crâne. Et pourtant, selon les pros, ces nouvelles pratiques ne font qu’aggraver la situation (sans compter les inévitables désagréments olfactifs pour l’entourage). Rita Hazan, coloriste occasionnelle de Beyonce explique au New York Times que le cuir chevelu, à l’instar du reste de notre peau, doit être chouchouté. A trop balancer du shampoing sec, les pores pourraient être obstrués et, finalement, étouffer la fibre capillaire. Le shampoing sec, allié des femmes pressées de 2017 (les requêtes Google ont explosé selon un récent article paru sur Slate), en voudrait-il à nos cheveux ?

« LE SHAMPOING SEC NE LAVE PAS. C’EST UN ASSAINISSANT QUI VA ABSORBER LE SEBUM. »

Caroline Bufalini, coiffeuse consultante Klorane, n’est pas de cet avis. « A la base, le premier shampoing sec, créé par Pierre Fabre pour Klorane, était à destination des personnes alitées à l’hôpital ou en bateau, par exemple. Depuis quelques années, le nombre d’utilisateurs a explosé. Son utilisation est devenue aujourd’hui un vrai geste beauté ». Un petit pschitt pour un aspect propre, un gain non négligeable de volume et une texturisation optimisée, un comportement plus éthique (une utilisation d’eau moindre, la certitude du sans silicone), on comprend l’engouement général à l’heure où le temps nous manque et où, société de l’image extrême oblige, on doit être en permanence impeccable. Mais quid de notre épiderme capillaire ? Souffre-t-il de ce nouveau traitement ? « Le shampoing sec ne lave pas. C’est un assainissant qui va absorber le sebum, explique Caroline Bufalini. Mais on peut l’utiliser pendant deux, trois semaines, sans problème. On va alors avoir de plus en plus de volume et de texture dans le cheveu. Il y a des femmes qui l’utilisent pendant un mois. Quand on fait un shampoing « classique », on a souvent le cheveu mou. Il perd en densité. Aussi peut-on très bien appliquer un shampoing sec juste après un shampoing. » Pour David Lucas, coiffeur à Paris et ancien de chez René Furterer, il faut raison garder. « On le fait une fois, mais on ne cumule pas deux shampoings secs. C’est un peu comme si vous ne vous démaquilliez pas un soir et que vous remettiez une couche de fond de teint directement sur votre peau le lendemain. » Eurk. « Il faut l’utiliser avec parcimonie, en dépannage mais le geste beauté ne doit pas devenir un systématisme chez les femmes pressées. Le lendemain voire le surlendemain, il faut refaire un vrai shampoing », explique-t-il, ajoutant l’éventuel désagrément esthétique d’un aspect « à la Armande Altaï »…

En revanche, si le produit peut boucher les pores de notre cuir chevelu, il n’est pas responsable des calvities bien plus nombreuses de nos jours chez les femmes. « Les femmes, aujourd’hui, perdent davantage leurs cheveux, c’est vrai. Mais parce qu’on a des ‘vies d’hommes’, explique Caroline Bufalini. Elles ont des boulots à responsabilité qui les soumettent à beaucoup de stress. C’est la qualité de vie et également plus de boisson, boulot, tabac, qui influe sur la santé de leurs crinières. Les cheveux sont le thermomètre de la santé. » Un constat sur lequel se rejoignent nos deux experts. Comme le reste de notre peau, il faut prendre soin de celle de notre crâne. En n’abusant pas des shampoings (deux par semaine en moyenne, voire un pour les cheveux très secs), en faisant des scrubs capillaires (oui, les gommages du crâne, ça existe), et en adoptant une alimentation saine qui, elle aussi, impactera sur la beauté de nos crinières.

Quant aux méchants shampoings qui voudraient la peau de nos cheveux, ils sont aujourd’hui bien plus éthiques voire, pour certains, bios, bien que ceux-ci semblent ne pas encore convenir aux utilisatrices qui reviennent semble-t-il rapidement à leur routine d’antan. « De manière générale, les gens veulent des shampoings qui moussent, et moi aussi », conclut David Lucas. Et vous, vous voulez que ça mousse, que ça pschitte, que ça tienne, que ça gonfle, que ça aille vite et que ça sente bon ? Vous avez maintenant les cartes en main pour obtenir tout ça à la fois. Le reste (n’)est (qu’) une question d’organisation.

Source: http://www.elle.fr

 
 
 
 
 
 
 

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