28 04 2015

Pourquoi repeindre moi-même ?


 

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Repeindre chez soi, c’est redonner un coup de propre, un coup de neuf, embellir son intérieur. Mais, quand l’exercice est « fait maison », cela revêt beaucoup d’autres significations. Celles-ci sont ici décryptées et commentées par un duo de psychologues.

Les Français aiment bricoler. Selon l’Union nationale des industriels du bricolage, du jardinage et de l’aménagement du logement (Unibal), nous sommes 37% à placer l’amélioration de notre logement parmi nos priorités. Résultat : on s’informe, on se forme. D’où le succès des ateliers bricolage qui ont vu le jour aussi bien au BHV que chez Leroy Merlin. La peinture fait, bien sûr, partie des enseignements dispensés par des pros… du pinceau. Et ça plait. Ces cours affichent complet. Parce que peindre ou repeindre soi-même revêt toute une palette de significations qui n’ont rien d’anodin.

Repeindre, c’est valorisant et réconfortant
Le « fait maison » valorise. Parce qu’il nous implique et que l’on s’applique. On veut se surpasser pour mieux bluffer les autres. Le psychiatre et psychanalyste Alberto Eiguer va plus loin : pour lui, bricoler ou repeindre, c’est « posséder pleinement sa maison », car on la réalise à son goût et de ses propres mains. « Y mettre sa signature est réconfortant », écrit-il dans Votre maison vous révèle (éditions Michel Lafon). Il parle de « maison sur mesure », tel un écho au « désir d’enracinement ». On se crée son repaire, la peinture sert de repère. On se sent bien chez soi, on se trouve et l’on se retrouve chez soi.

Repeindre, c’est « faire son nid »
L’envie ou la nécessité de prendre un pinceau ou un rouleau évoque aussi « la construction de son nid », poursuit Alberto Eiguer. On se mobilise pour offrir le meilleur à ses proches. Tel un capitaine de bateau, on est alors seul maître à bord. A l’instar du bricolage, refaire soi-même ses peintures permet d' »éviter les intermédiaires » entre soi et son habitation. On a la main. On décide. A-t-on déjà vu un oiseau « sous-traiter » la réalisation de son propre nid à un autre volatile ?

Repeindre, c’est comme un lifting
« Repeindre, réparer ou entretenir sa maison, c’est comme s’entretenir soi-même », commente pour sa part la psychiatre et psychanalyste Isabelle Gautier. Elle parle d’un « lifting de la maison », qui aurait les mêmes effets que sur une personne. « Notamment dans le cas d’une séparation, souligne-t-elle : on a envie de repeindre soi-même les murs au départ d’une femme, d’un mari, d’un conjoint… Cet embellissement contribue à redonner une certaine stabilité au foyer ».

Repeindre, c’est connaître certaines limites
Toutefois, lessiver, poncer, étaler, lisser, faire sécher peuvent aussi… angoisser ! Isabelle Gautier cite en exemple l’arrivée d’un bébé : « la période de la grossesse est féconde à la montée des tensions. Si bien que la préparation du nid de l’enfant attendu -qui se traduit le plus souvent par des murs repeints- est parfois vécue, par la future maman, comme un désinvestissement. Elle se sent subitement abandonnée ». Quant à Alberto Eiguer, il rappelle qu’une nouvelle peinture peut « faire peur », car révéler une rupture avec le passé, des attitudes, des habitudes.

Repeindre, c’est une satisfaction… éphémère ?
Une fois la pièce repeinte, on est content, fier : « le travail terminé, c’est un soulagement », écrit Alberto Eiguer. On aime la nouvelle couleur qui pare le mur, la luminosité, l’impression de propreté qui émane de la pièce. On apprécie aussi les félicitations qui accompagnent le travail accompli et le mal que l’on s’est donné. Mais après ? Pour le psy, « la cloison repeinte trône dans notre intérieur… jusqu’au prochain changement ».

Source: http://www.cotemaison.fr/

 
 
 
 
 
 
 

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