22 06 2016

Nez, seins, fesses…. Le culte de la chirurgie esthétique au Brésil


 

esthetique  

Paradis de la plastie des fesses et des implants mammaires, le Brésil est aussi n° 1 pour la « Botox Mania ». Zoom sur les nouvelles tendances et les éternelles obsessions de ce pays qui sacrifie au culte du corps, véritable sport national.

L’ère post-Pitanguy

Au Brésil, Ivo Pitanguy est à la chirurgie esthétique ce que Pelé est au football et Gisele Bündchen au mannequinat : une légende. Le chirurgien nonagénaire a révolutionné sa discipline dès les années 1960 et s’est démarqué par sa recherche d’un résultat le plus naturel possible, par son souci du détail et par des innovations chirurgicales (chirurgie réparatrice, réduction et augmentation des seins, correction des contours corporels, liftings, paralysies faciales…) reconnues dans le monde entier. Celui que l’on surnomme « le père de la chirurgie esthétique » a fondé une école à la réputation internationale et fait émerger des générations de disciples talentueux. Une des innovations made in Brazil les plus saluées ? La plastie des fesses, dont la technique a été grandement améliorée par des spécialistes brésiliens, désormais capables de fixer les prothèses qui avaient auparavant tendance à bouger. Résultat : ce type d’opération est aujourd’hui le plus pratiqué au Brésil.

Adolescentes fans du bistouri

Les Brésiliennes ne plaisantent pas lorsqu’il s’agit de leur apparence physique et cette préoccupation apparaît très tôt. De plus en plus d’adolescentes (surtout issues de familles aisées) demandent à leurs parents des liposuccions ou des implants mammaires comme cadeau d’anniversaire pour leurs 15 ans ou leurs 18 ans (141 % d’augmentation des opérations de 2008 à 2012 pour les jeunes de 14 à 18 ans). L’âge peut même baisser pour certaines interventions comme l’otoplastie (chirurgie des oreilles décollées ou hypertrophiées pour laquelle le Brésil est numéro 1 dans le monde), une opération extrêmement répandue pour les filles comme pour les garçons, ou le traitement chirurgical de la gynécomastie (développement excessif des glandes mammaires chez l’homme).

Rhinoplastie à crédit

La chirurgie esthétique au Brésil (comme partout dans le monde) concerne d’abord les catégories sociales les plus favorisées. Néanmoins, le culte du corps traverse toutes les classes sociales et l’offre médicale cherche à se rendre accessible au plus grand nombre. Les classes moyennes – voire populaires – ont donc de plus en plus accès à la chirurgie esthétique, notamment grâce à des crédits ou au paiement étalé proposé par de nombreuses cliniques, une pratique extrêmement répandue au Brésil pour payer sa voiture, une addition un peu salée ou une rhinoplastie ! Au risque pour certaines patientes de tomber sur des médecins escrocs ou non qualifiés qui proposent des prix cassés mais peuvent mettre en péril leur santé.

À la recherche du bon chirurgien

Beaucoup de chirurgiens et dermatologues brésiliens, en quête de clientèle, sont très actifs sur les réseaux sociaux, dans la presse ou à la télévision. Au point dans certains cas de flirter avec les limites de l’éthique médicale. Mais de toutes les façons, pour une Brésilienne, le choix d’un médecin repose d’abord sur la réussite d’une opération entreprise par une proche (amie ou membre de la famille). Au Brésil, la chirurgie esthétique n’est pas taboue : les femmes en parlent ouvertement et n’hésitent pas à juger sur pièces. Ainsi, il est fréquent de croiser dans les toilettes d’un restaurant branché une bande de filles en train d’examiner minutieusement sur le corps d’une amie les cicatrices et le résultat final d’une chirurgie des seins !

Seins, l’objectif numéro 1

Justement, si le Brésil est connu pour son fétichisme des fessiers féminins (une Miss Bumbum – fesses en portugais – y est élue chaque année), les seins sont la priorité numéro 1 des Brésiliennes. Alors qu’auparavant, selon les standards locaux, une belle paire de fesses s’accordait parfaitement avec une petite poitrine, les critères de beauté ont évolué à partir des années 1990 en faveur d’un bonnet plus important. Néanmoins, les chirurgiens constatent depuis quelque temps que la taille des prothèses demandées par leurs patientes, en quête d’un résultat plus naturel, a quelque peu diminué, passant par exemple de 300 à 200 ml voire 150 ml. Mais d’autres opérations séduisent aussi de plus en plus les Brésiliennes, comme la vaginoplastie (ou chirurgie de rajeunissement du vagin), surtout demandée par les femmes de plus de 40 ans, pour laquelle le Brésil occupe la première place mondiale en nombre d’interventions.

Soigner la tête plutôt que le corps

Au Brésil, les chirurgiens esthétiques les plus responsables identifient facilement les patientes ayant davantage besoin d’un psychologue que de leurs compétences. Donner les coordonnées d’un psy est donc parfois la première réponse apportée à une demande, et cette orientation peut dans certains cas détourner une personne de son projet initial. Des cliniques disposent même d’une cellule d’accompagnement psychologique, comme le très réputé établissement Ivo Pitanguy, qui a été pionnier dans ce domaine. Et il y a fort à faire : rapport addictif à la chirurgie esthétique, dysmorphophobie (crainte obsessionnelle d’être laid, mal formé ou mal proportionné), mauvaise estime de soi, etc. Tous les médecins n’affichent cependant pas la même préoccupation pour le bien-être psychique de leurs patients…

La hausse du marché masculin

On parle beaucoup de patientes, mais les chirurgiens brésiliens voient arriver de plus en plus d’hommes. Même si l’impératif du corps parfait pèse plus fortement sur les femmes, les hommes ne sont pas non plus épargnés par les complexes. Le « Ken humain », un jeune homme brésilien obsédé par cette poupée et ayant subi de multiples opérations pour lui ressembler, en est l’illustration la plus extrême. De façon plus banale, les Brésiliens privilégient des opérations de l’abdomen ou du nez ainsi que des liposuccions. Mais, pour ces messieurs, le sujet reste encore un peu tabou, bien qu’ils soient de plus en plus nombreux à avoir recours à la chirurgie plastique (30 % des opérations au Brésil chaque année).

La mode du Botox “préventif”

La dermatologie est la spécialité la plus demandée par les étudiants brésiliens en médecine. Et pour cause, elle est rémunératrice, la plupart des Brésiliennes ayant un dermatologue presque au même titre qu’un généraliste. La plupart des spécialistes de la peau au Brésil ont des compétences en matière esthétique et disposent de l’équipement dernier cri. Dans ce domaine, l’une des tendances les plus en vogue chez les femmes entre 20 et 30 ans est le Botox dit « préventif » : une petite quantité de toxine botulique est injectée tous les six mois pour traiter l’apparition des rides sur le long cours, plutôt que d’intervenir massivement plus tard (souvent après 40 ans), ce qui produit un effet avant/après très marqué.

Source: http://madame.lefigaro.fr/

 
 
 
 
 
 
 

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