15 08 2016

Mélanie Laurent, Audrey Tautou, Bérénice Bejo : rencontre avec trois divines actrices


 

melanie-laurent  

[1/2] Mélanie Laurent, Audrey Tautou et Bérénice Bejo sont réunies pour la première fois à l’écran dans Éternité, de Tran Anh Hung (en salles le 7 septembre). Une fresque vibrante sur les femmes. Coup de foudre amical pour ce trio anti-conformiste.

Ce sont trois femmes singulières. Trois actrices à part, libres, non conformistes, que tout pourrait séparer mais qui se retrouvent sur l’essentiel et font preuve d’une fougue similaire, gémellaire par moments. Ces filles ont du cran. Sans fracas, elles emportent certains des rôles les plus intéressants du cinéma français actuel. Audrey Tautou, Bérénice Bejo (40 ans bientôt toutes les deux) et Mélanie Laurent (33 ans) ont été révélées dans les années 2000. Ce sont aujourd’hui des stars discrètes à l’aura internationale – elles ont chacune été confrontées au rêve hollywoodien.

Jamais leurs routes ne s’étaient croisées. Le réalisateur Tran Anh Hung les a réunies dans Éternité (sortie le 7 septembre), adapté du roman l’Élégance des veuves, d’Alice Ferney. Un film d’une poésie unique, qui raconte le destin d’une lignée de femmes à travers les portraits vibrants de trois personnages : un voyage émouvant dans le temps et la féminité.

On les rencontre à Paris, un jour d’été orageux. Entre elles, l’embellie est totale, la complicité non feinte. Mélanie Laurent leur raconte le tournage du troisième film qu’elle réalise et montre des photos de son fils ; Audrey évoque ses prochaines vacances et son rôle de Simone Cousteau dans l’Odyssée, de Jérôme Salle (sortie le 12 octobre) ; partage son enthousiasme pour l’Économie du couple, le film réalisé par Joachim Lafosse (sortie le 10 août), et Fais de beaux rêves, de Marco Bellocchio (sortie le 14 décembre). La vie, l’amour, le travail… Elles se confient.

Madame Figaro. – Quel lien vous unit ?

Bérénice Bejo. – Audrey et moi avons débuté presque en même temps, sans jamais nous rencontrer. Mélanie est beaucoup plus jeune, mais elle a commencé sa carrière plus tôt…

Audrey Tautou. – Elle possède deux fois plus d’expérience, tellement elle multiplie les films et les projets ! (Rires.)

Mélanie Laurent. – Voilà une des raisons qui m’a poussée à accepter ce projet : tourner avec ces deux phénomènes.

Pourquoi les actrices tournent si peu ensemble ?
M. L. – C’est rare, un casting avec trois beaux rôles. Généralement, il n’y a de place que pour une actrice principale. Trop peu de scénarios racontent des histoires de femmes. J’adore filmer les actrices. Plus elles sont belles, intelligentes, drôles, plus elles me touchent.

B. B. – Éternité a quelque chose d’universel, c’est un très beau film sur la transmission. Il raconte le lien que nous créons avec nos mères, avec nos enfants… du point de vue des femmes.

A. T. – C’est stimulant de se lancer dans un projet aussi mystérieux et fort avec l’idée qu’on va être mises en scène par un réalisateur qui aime les femmes, les met en valeur et en dresse un portrait sensible. Réunir trois actrices dans un même film qui raconte les femmes, la maternité, le couple, reste peu ordinaire dans le cinéma français.

Vous êtes plus souvent en concurrence pour un rôle que partenaires de jeu. Éprouviez-vous une appréhension à travailler ensemble ?
B. B. – Sincèrement ? La question s’est posée. (Rires.) L’industrie du cinéma met plus volontiers les actrices en compétition qu’elle ne les fait jouer ensemble. Je suis d’une nature optimiste, mais je ne m’attendais pas à m’entendre aussi bien avec Mélanie et Audrey. À aucun moment il n’y a eu un quelconque esprit de compétition entre nous.

A. T. – Il n’y a pas de rivalité, pas de chocs des ego.

M. L. – Les filles peuvent parfois être cruelles entre elles, mais ce tournage a été un grand bonheur. Nous étions frustrées d’avoir moins de scènes avec Audrey, mais avec Bérénice, nous nous sommes trouvées.

B. B. – Ça a été un coup de foudre amical.

M. L. – Nous devions jouer des amies d’enfance qui passent leur vie ensemble et nous n’avons pas feint la complicité.

B. B. – Nos différences sont très complémentaires à l’écran, ce qui fait la force de notre trio.

Dans le paysage cinématographique français, vous êtes trois actrices à part. Singulières et intrépides…

M. L. – Notre point commun est d’être libres. Aucune d’entre nous ne se sent jamais contrainte de faire quelque chose pour sa carrière. Nous suivons notre instinct.

A. T. – Nous possédons une forme de recul salvateur vis-à-vis de ce métier et une indépendance farouche. Je mène ma vie comme je l’entends, je ne fais les choses ni pour l’image, ni pour l’argent. Et je ne pratique pas la stratégie, même si cela peut parfois m’isoler…

B. B. – La curiosité et le plaisir guident nos choix. Ma plus grande crainte serait de m’enfermer dans un genre. J’essaye de tenter des choses différentes. Le rôle d’un artiste est de proposer, de chercher, d’explorer des territoires inédits. Le jour où je commencerai à me dire que tel projet est bien pour ma carrière, il faudra que je change de métier… Le désir doit primer.

A. T. – De façon inconsciente, le choix d’un rôle fait souvent écho à ce que l’on vit, cela nous raconte toujours un peu. Il faut être sincère.

M. L. – C’est juste, quand j’ai accepté ce rôle de mère, je m’apprêtais à le devenir, enceinte de huit mois et demi de Léo, mon fils. Je ne me suis jamais sentie autant mère sur un tournage avec la ribambelle d’enfants qui nous entouraient. À ce moment précis de ma vie, j’aspirais à cette douceur, à cette amitié sincère aussi que nous avons développée toutes les trois. Et puis avant ce film, on ne m’avait jamais proposé un personnage aussi doux et féminin.

A. T. – Et délicat ! (Rires.)

B. B. – Oui, ça te change !

Vous avez en commun d’êtres célèbres mais discrètes, secrètes même. Comment parvenez-vous à garder cette distance ?
A. T. – Quand on a connu une médiatisation aussi soudaine, presque violente, que celle que m’a apportée Amélie Poulain, on apprend vite à créer une frontière imperméable entre la vie personnelle et professionnelle. C’est vital. En même temps, je n’ai jamais eu à me forcer, je suis une timide, une discrète par nature, pas un cadeau pour les journalistes, car moins j’en dis, mieux je me porte. (Sourire.)

B. B. – George Clooney donnait récemment à un jeune acteur ce conseil :« Supprime tous tes comptes des réseaux sociaux. Ne laisse pas l’opportunité à un producteur, à un réalisateur ou à un distributeur de te juger à ton nombre de followers. » Ces nouveaux outils sont à double tranchant, ils induisent une logique marchande…

M. L. – Tu remarqueras qu’aucune d’entre nous n’arrive sur un plateau avec son téléphone portable… Ça devient « cannibale » cette frénésie médiatique. Plus le temps passe, moins j’ai envie de céder à l’obsession de vouloir tout faire, tout dire et tout voir. J’ai appris à ne plus dépendre du regard d’autrui pour me sentir bien et heureuse.

Source: http://madame.lefigaro.fr/

 
 
 
 
 
 
 

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