9 05 2017

Les remèdes de grand-mère, naturels mais pas forcément inoffensifs


 

 

Herbes médicinales, huiles essentielles voire rites ancestraux : les remèdes de grand-mère naturels ne sont pas sans intérêt. A certaines conditions.

Tombées en désuétude avec l’essor de l’industrie pharmaceutique, les préparations à base d’herbes médicinales reviennent en force en réaction aux scandales sanitaires, par refus du «tout-industriel» et du «tout-chimique», mais aussi par envie d’un retour aux sources et au «Do it yourself», source de satisfaction à trouver soi-même une solution écologique et économique.
Ce retour de la créativité s’observe dans des domaines aussi variés que la santé, la beauté, les tâches domestiques, etc. «Avec la venue de mon bébé, j’avais envie d’un environnement plus sain», résume une jeune maman sur un forum. Conséquence, les sites consacrés aux remèdes de grand-mère sont légion, auxquels viennent s’ajouter de nouveaux livres sur le sujet, édités chaque année, des magazines spécialisés, des féminins qui y vont tous de leur petite recette et même la naissance d’ateliers d’initiation aux herbes médicinales, à défaut de pouvoir acquérir un vrai diplôme d’herboriste, supprimé en France en 1941 et jamais rétabli alors que ce métier est reconnu dans d’autres pays d’Europe!

Pourtant, les herbes médicinales ne sont pas toujours inoffensives. «Les questions portant sur les plantes représentent 6 % de nos appels, estime le Dr Jean-Marc Sapori, praticien hospitalier responsable du centre antipoison des Hospices civils de Lyon. Or, si leurs principes actifs sont à l’origine de l’élaboration de nombreux médicaments, les plantes peuvent être aussi responsables d’effets secondaires.» Ainsi, les amandes amères que l’on trouve dans les noyaux des fruits sont parfois consommées pour leurs vertus anticancéreuses (ou en cuisine, pour agrémenter une confiture d’abricots). Or elles contiennent des substances dérivées du cyanure libérées en présence d’une enzyme, présente dans les cellules cancéreuses mais pas seulement puisque les centres antipoison rapportent des cas d’intoxication, notamment chez l’enfant. D’ailleurs, les données sur les doses toxiques d’amandes amères ne sont pas simples à interpréter.

Plus étonnant, nous avons une progression d’appels liés à des rituels ancestraux de désenvoûtement

«Les mauvaises utilisations d’huiles essentielles font également l’objet d’appels réguliers. Plus étonnant, nous avons une progression d’appels liés à des rituels ancestraux de désenvoûtement au cours desquels les victimes absorbent par exemple des métaux lourds (tels que le plomb), sources d’intoxications aiguës ou chroniques», poursuit le Dr Sapori. Attention encore aux vieux remèdes intéressants pour la recherche, mais pas forcément judicieux en pratique. Exemple: autrefois utilisé en prévention des infections sexuellement transmissibles, le jus de citron, testé depuis en laboratoire, présente bien un certain pouvoir d’inactivation sur le virus du sida. Pour autant, rien ne dit qu’il en est de même quand il est injecté dans le vagin et que cette pratique est sans risque! Mettre du jus de citron à la place d’un préservatif – dont l’efficacité est, elle, incontestable – c’est prendre le
gros risque de ne pas être protégé.

Enfin, avec certaines pratiques farfelues, il n’y a même pas un fond de vérité. «Sucer le venin en cas de morsure de serpent, mettre de l’antipuce à un enfant pour en finir avec ses poux, c’est carrément dangereux. Boire du lait en cas d’empoisonnement, c’est inefficace», insiste le Dr Magali Oliva-Labadie, responsable médical du centre antipoison du CHU de Bordeaux.

Ce n’est pas parce qu’une personne dit l’avoir testé avec succès que c’est vrai !

«Ces remèdes bidons posent d’ailleurs la question de la fiabilité des sources: ce n’est pas parce qu’une personne dit l’avoir testé avec succès que c’est vrai! Ce n’est pas non plus parce qu’un escargot en mange que c’est comestible. Et ce n’est pas parce que ça a poussé à la troisième lune ou que c’est naturel que c’est sans danger, sinon, les champignons hallucinogènes seraient inoffensifs!», poursuit le Dr Oliva-Labadie. Avant de prendre n’importe quoi, il est indispensable de vérifier les sources et de croiser l’information avec des livres spécialisés, l’avis d’un phytothérapeute, l’appel à un centre antipoison, etc.: si elles abondent toutes dans le même sens, alors, c’est rassurant.

«De toute façon, quand on débute, autant s’en tenir aux remèdes faciles à préparer et qui font l’unanimité», conseille le Dr Jacques Labescat, médecin phytothérapeute, auteur de nombreux livres, dont Potions magiques de médecins oubliés (Éd. Anfortas) et auteur du blog www.soignerparlesplantes.fr.
De façon générale, on se sert des parties aériennes d’une plante pour faire une infusion (une cuillerée à soupe que l’on laisse infuser, hors du feu, dix minutes, dans l’équivalent d’une tasse d’eau portée à ébullition). Avec les parties souterraines ou solides d’une plante, on fait plutôt des décoctions (racines, écorces, etc. sont plongées dans une eau froide portée à ébullition et laissés de 2 à 10 min sur le feu). Bien utilisé, cela fait souvent… du bien.

Source: http://sante.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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