16 07 2017

Les Français mangent plutôt équilibré


 

 

INFOGRAPHIE – La consommation de sel a reculé ces dernières années, mais des progrès restent à faire sur les fruits et légumes.

Fiers de leur gastronomie, attachés à la tradition du repas assis et convivial, entrée-plat-dessert, les Français sont-ils pour autant des modèles à suivre quand il s’agit de s’alimenter au quotidien? Savoir comment nos concitoyens se nourrissent est la vaste tâche à laquelle s’est attelée l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour la troisième fois. L’étude Inca 3, présentée sept ans après Inca 2, s’appuie sur des questionnaires soumis à 5800 personnes de tous âges, en 2014 et 2015.
Premier enseignement: il est difficile de parler «des Français» en général puisque hommes et femmes, jeunes adultes et seniors, bac+4 et professionnels sans qualifications mangent différemment. L’assiette des femmes est ainsi plus équilibrée que celle des hommes, faisant la part belle aux volailles, yaourts et fromages blancs, compotes, soupes, jus de fruits et boissons chaudes type thé ou café. Les messieurs préfèrent les viandes, le fromage, les pommes de terre, les desserts, la charcuterie, les sandwichs et les boissons sucrées et alcoolisées.

Entre générations, les seniors (65 à 79 ans) ont un comportement plus vertueux que les 18-44 ans. Ils déjeunent à heures plus régulières et consomment plus d’aliments faits maison ou cultivés dans leur jardin ou par des proches. Ils sont moins tentés par les compléments alimentaires et par certains aliments transformés (céréales de petit déjeuner, aliments et boissons sucrés, sandwichs, quiches…).
Le niveau d’études aussi est prédictif de certaines habitudes. Les personnes ayant au moins un bac + 4 mangent plus de fruits. Elles ont réduit leur consommation de boissons sucrées ces dernières années et en boivent désormais deux fois moins que les Français ayant un niveau d’études collège ou primaire. «La différence n’était pas aussi nette dans Inca 2. Cela montre qu’une partie de la population a été sensible aux messages de prévention, mais aussi qu’il faut adapter ces derniers aux catégories socioprofessionnelles inférieures», explique Jean-Luc Volatier, conseiller scientifique dans le cadre de l’étude Inca 3.

Trop peu de fruits et légumes

Un travers commun à tous, en revanche, est l’insuffisante consommation de fibres alimentaires, même si on observe, avec 20 g de consommation journalière, un léger mieux depuis Inca 2 (18,8 g/jour pour les hommes et 16,4 g/jour pour les femmes, à l’époque). Présentes dans les fruits et légumes et les céréales complètes, les fibres contribuent notamment à prévenir les problèmes de transit intestinal, à améliorer le contrôle de la glycémie des personnes diabétiques et à diminuer le taux de cholestérol. Elles ont aussi un effet protecteur contre plusieurs cancers (bouche, larynx, pharynx, estomac, œsophage, côlon).

«Des efforts ont été faits par les industriels et les boulangers pour réduire le sel dans leurs produits. On en voit ici l’impact. Il faut aller jusqu’au bout en poursuivant l’effort engagé»
Jean-Luc Volatier, conseiller scientifique dans le cadre de l’étude Inca 3
Une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) publiée mardi confirme d’ailleurs cette tendance, puisqu’elle évalue à un quart seulement la part des Français qui respectent la recommandation de manger 5 portions de fruits et légumes par jour.
À l’inverse, les Français consomment encore un peu trop de sel, susceptible d’augmenter la pression artérielle. Avec 9 g/j chez les hommes, et 7 g/j chez les femmes, l’objectif de 8 g et 6,5 g respectivement n’est pas atteint, même si des progrès ont été faits ces dernières années. Le sel de table n’est pas le plus à blâmer. Bien souvent, le consommateur ne se rend pas compte de la quantité de sel qu’il avale car celui-ci est masqué dans les plats industriels: pain, sandwichs, pizzas, pâtisseries salées, condiments et sauces, soupes et charcuteries. «Des efforts ont été faits par les industriels et les boulangers pour réduire le sel dans leurs produits, rappelle Jean-Luc Volatier. On en voit ici l’impact. Il faut aller jusqu’au bout en poursuivant l’effort engagé.»
Une sédentarité alarmante

«Les Français ne mangent pas si mal que ça et plutôt de mieux en mieux»
Pr Jean-Michel Lecerf, chef du ser­vice de nutrition à l’Institut Pasteur de Lille
«Les Français ne mangent pas si mal que ça et plutôt de mieux en mieux», analyse le Pr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l’Institut Pasteur de Lille. Soulignant la grande disparité des habitudes au sein de la population, il regrette qu’«à force de faire des moyennes, on finit par donner des injonctions à des gens qui n’en ont pas besoin».
Devant la persistance des inégalités sociales en matière de pratiques alimentaires, il s’interroge sur la nécessité de faire évoluer la prévention.«Trop de sucres, trop de gras… la communication autour de l’alimentation par les autorités est un peu culpabilisante. Je perçois comme une saturation envers ce type de message. Par exemple, les jeunes connaissent le principe des cinq fruits et légumes par jour, pour autant ils ne l’appliquent pas. Sans doute serait-il bon de véhiculer des valeurs plus positives, en remettant à l’honneur le sensoriel, la découverte, la cuisine.»

Source: http://sante.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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