6 06 2017

Le calme, la nouvelle valeur ajoutée pour réussir au travail


 

 

Sous tension, la vie de l’animal politique n’est pas de tout repos. Relax, impassible, atypique… Le style Macron augure-t-il un nouveau leadership ? Éloge du calme, valeur ajoutée au bureau et même chez soi.

Lundi 8 mai, lendemain de l’élection présidentielle. La France vient d’élire un président de 39 ans, et le découvre davantage dans un documentaire diffusé ce soir-là sur TF1 et LCI. Ce qui frappe lors de cette immersion au cœur de la campagne, c’est, bien sûr, l’ambiance start-up qui règne à son QG. Et lui, au milieu de l’agitation. Calme, parfois presque amusé face aux retournements de situation quand la moitié de son entourage n’a déjà plus d’ongles. Entre les deux tours, le sang-froid du candidat s’affiche notamment face aux ouvriers de l’usine Whirlpool d’Amiens menacée de fermeture : le ton maîtrisé d’Emmanuel Macron permet alors de dépasser les invectives et les sifflets pour ouvrir la voie à une discussion, même hachée. À l’observer, on peut se demander si ce calme, qualité jusqu’ici peu valorisée, voire anachronique, n’a pas posé son statut de leader. Dans le contexte économique actuel, fait de pression, de compressions et de suppressions, le « cool » anglo-saxon est-il devenu le signe qui rassure et rassemble ?

« Le pouvoir, c’est le silence »

Est-ce une question de génération ? Emmanuel Macron a fait sienne cette économie de mouvements, cette impassibilité, qui, mêlées à une souplesse de réaction, font passer ses concurrents pour des modèles de rigidité. « Il existe une tradition ancienne du pouvoir qui est celle de la majesté, décrypte Georges Vigarello, auteur de L’Histoire des émotions (éd. du Seuil). Elle croise deux qualités majeures : le silence hiératique (« Le pouvoir, c’est le silence », écrivait Mazarin à Louis XIV), qui porte en soi quelque chose de l’ordre de l’immobile, et le mystère. François Mitterrand avait poussé ce modèle à l’extrême et revêtu du jour de son élection un masque qu’il n’a plus quitté. » La modernité, avec ses réseaux sociaux, son règne de la transparence, a bouleversé ce schéma traditionnel. « Elle a favorisé une forme d’effervescence affective », poursuit l’historien. C’est Nicolas Sarkozy qui se précipite, lors de la finale France-Angleterre à Londres en 2010, dans les bras du président de la Fédération de rugby, ou qui surcommente sa relation avec Carla. « La force d’Emmanuel Macron est d’avoir réussi mieux que d’autres à concilier cette dimension émotionnelle – il est dans l’écoute, l’empathie – avec la figure traditionnelle du pouvoir. Il est au cœur d’un paradoxe, mais c’est précisément cela, le pouvoir : la capacité à concilier les contradictions. »

Le calme a vraiment à voir avec la confiance en soi
« L’atout d’Emmanuel Macron, et au-delà de lui, du leader, réside dans sa confiance en lui, précise encore Éléna Fourès, coach en leadership et fondatrice du cabinet Idem Per Idem. Il n’a pas besoin d’être adoubé par un parti pour se lancer, il en a créé un « from scratch ». Il puise sa légitimité à l’intérieur de lui. » Cette notion fait toute la différence. Car, au fond, de quoi est-il question quand on parle de calme ? « On dit souvent à nos enfants, sur un ton assez énervé : « Calme-toi ! » sans leur expliquer à quoi cela sert », plaisante Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute, coauteur de Forcer le destin (éd. Robert Laffont, 2016). Le mot, du grec ancien « kaûma », la « chaleur », renvoie aussi à l’italien « calma », l’« absence totale de vent ».

« Être calme, poursuit la psychologue, c’est avoir cette possibilité de se relier à un espace intérieur, dégagé de toute agitation. Comme une clairière dans laquelle on pourrait s’asseoir pour se reposer sur un rondin de bois et se tourner à 360 degrés pour décider de son chemin. On passe alors de l’agitation à un espace dans lequel on peut agir. C’est le rôle du calme que de créer cette pause entre le stimulus et la réponse adaptée. » un rôle fondamental dans une époque surconnectée. « Notre attention est soumise à des distracteurs toutes les quatre secondes, souligne Jeanne Siaud-Facchin. Or la pensée a besoin de continuité pour s’organiser. Plus on est calme, plus on est là, ouvert aux questions des collaborateurs, créatif et flexible. » Le calme décuple les facultés intellectuelles et cognitives. Il apaise les équipes, par contagion émotionnelle. Enfin, il rassure, « parce que le calme a vraiment à voir avec la confiance en soi, cette certitude que dans cet espace intérieur on va trouver des ressources, ajoute Jeanne Siaud-Facchin. Celui qui n’a pas appris à développer cette confiance sera comme une toupie qui, pour tenir en équilibre, a besoin de mouvement permanent ».

La clé ? C’est le corps

Trouver le calme s’apprend, par le yoga, la méditation en pleine conscience, la sophrologie. Écouter sa respiration peut aider aussi. Pour ceux qui ont des enfants, l’idéal est d’apprendre à se poser avec eux. « Cela passe par des choses simples : regarder un sablier s’écouler deux, trois minutes. Mettre la main sur son ventre et sentir l’air qui entre et qui sort. Avoir des moments de rien », conclut Jeanne Siaud-Facchin. La clé ? C’est le corps. « Si vous dites à un enfant : « Tu es énervé ? Où est-ce que tu le sens ? Est-ce que ça te pique, te gratte ? » et s’il comprend que le calme se joue là, et non dans la tête, alors c’est gagné. »

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Source: http://madame.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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