6 06 2013

La douleur comment ça marche, comment l’évaluer?


 

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La douleur est normalement un signe d’alarme qui prévient l’organisme d’une agression ou du mauvais fonctionnement d’un ou plusieurs organes. Elle doit être soulagée par tous les moyens disponibles et l’idée d’une certaine fatalité doit être combattue.
Pour une prise en charge efficace, la douleur doit être bien analysée et, chaque fois que c’est possible, le traitement doit commencer par celui de la cause de la souffrance. Les médicaments antalgiques existants permettent de soulager toutes les douleurs, après en avoir évalué l’intensité et les répercussions sur la vie quotidienne.

• La douleur, un signal d’alarme ?

Si l’agression est due à un élément extérieur (brûlure, traumatisme…), la douleur entraîne un réflexe rapide qui écarte la partie du corps de la source d’agression ; si la douleur est interne, elle traduit la souffrance d’un organe et en informe le cerveau.

Les perceptions douloureuses sont ressenties par des capteurs du système nerveux et transmises jusqu’au cerveau : très nombreux dans la peau, ces capteurs sont beaucoup plus rares dans les organes profonds et c’est alors l’inflammation ou la distension qui vont provoquer une douleur, souvent difficile à localiser.

A noter que la douleur peut s’exprimer à distance de la lésion causale (par exemple une douleur de la jambe ou du pied dans une sciatique dont la cause se situe au niveau lombaire).

• Connaître et analyser la douleur est important pour une prise en charge efficace

En pratique, faire le bilan de l’histoire de sa douleur permet de devenir partenaire de son médecin dans sa propre prise en charge.

Il faut analyser:
– la localisation
– le type de douleur : brûlure, piqûre, décharge électrique …
– les circonstances d’apparition de sa douleur
– l’historique de la prise en charge et l’intensité, évaluée par des échelles diverses
– les conséquences sur la vie quotidienne

• Les différents types de douleur

Selon les caractéristiques de la douleur, on distingue :
– La douleur par excès de stimulation des récepteurs, avec une réaction inflammatoire souvent intense (douleur post-opératoire, post-traumatique, viscérale ou dans les cancers).
– La douleur neuropathique, due à une lésion du système nerveux : elle se manifeste par des brûlures, des paresthésies, une sensation de froid dans le territoire qui dépend du nerf atteint. C’est ce type de douleur que l’on retrouve dans la sciatique.
– La douleur psychogène due à un désordre émotionnel sévère, modifiant l’intégration du message douloureux.
– La douleur mixte, probablement la plus fréquente où les différents mécanismes peuvent se mélanger.

Dans certains cas (notamment en cas de douleur articulaire), on va parler de douleur mécanique survenant plutôt la journée et à l’effort et de douleur inflammatoire volontiers nocturne et nécessitant un temps de dérouillage matinal.

Ces douleurs peuvent être aiguës ou chroniques en fonction de leur durée :
– La douleur aiguë limitée dans le temps : moins de 3 mois, comme les douleurs du lumbago, de la colique néphrétique, de la rage de dent.
– La douleur chronique, persistant depuis plus de 6 mois avec une réponse insuffisante au traitement et une détérioration progressive de la qualité de vie, comme la douleur de l’arthrose, la lombalgie chronique.

 
 
 
 
 
 
 

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