25 06 2013

Infections à chlamydiae: L’importance du dépistage


 

infectionsclamedya  

Peut-être avez-vous vu la campagne Internet de l’Inpes sur le dépistage des chlamydiae ? Il faut dire qu’on peut être porteuse de cette infection sexuellement transmissible (IST) sans présenter de symptômes. Réponses aux questions qu’on peut se poser.

1. CHLAMYDIA: TOUT LE MONDE PEUT-IL ÊTRE CONCERNÉ PAR CETTE INFECTION ?

La bactérie chlamydia trachomatis se transmet lors de rapports sexuels non protégés. Tout le monde, homme comme femme, peut donc être concerné un jour ou l’autre en cas d’oubli de préservatif. Mais l’enquête NatChla, publiée récemment et menée sur 2 850 personnes, a montré que les 18-29 ans étaient les plus touchés. Dans cette tranche d’âge, 3,2?% des femmes et 2,5?% des hommes sont infectés, ce qui en fait la première infection sexuellement transmissible chez les jeunes.

Quels en sont les principaux symptômes ?
Des sécrétions irritantes qui tachent doivent systématiquement amener à consulter. Elles peuvent être dues à la présence de chlamydiae. Attention également aux pertes de sang en dehors des règles, aux symptômes proches de ceux d’une cystite et aux douleurs pelviennes, notamment si elles sont amplifiées au moment des rapports. Tous ces signes doivent faire suspecter une infection.

Peut-on avoir été contaminée sans le savoir ?
Oui et c’est là tout le problème des chlamydiae. Si on ne détecte pas leur présence, elles peuvent sévir en silence pendant des années, remontant le long de l’appareil génital et infectant la muqueuse des trompes, où elles vont entretenir une inflammation locale. Cette salpingite va alors favoriser la formation d’adhérences à l’origine de douleurs pelviennes chroniques et d’un risque plus élevé de grossesse extra-utérine. L’œuf se niche alors dans la trompe au lieu de redescendre se fixer sur la paroi utérine. Sans oublier la possible obstruction des trompes. Et tout ça en ne provoquant le plus souvent quasiment aucun symptôme. Voilà pourquoi la salpingite a longtemps été la première indication de fécondation in vitro. Et ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui encore, c’est souvent au cours d’un bilan d’infertilité que l’on met en évidence les séquelles d’une infection à chlamydiae contractée des années plus tôt.

Faire régulièrement des frottis, ce n’est pas suffisant ?
Le test de dépistage de l’infection à chlamydiae n’a rien à voir avec le frottis du col de l’utérus destiné à dépister le cancer du col. Une infection à chlamydiae ne se détectant pas lors de cet examen, il est donc important de faire au moins une fois un dépistage spécifique. C’est là que l’on voit toute l’importance d’un bon suivi gynécologique annuel, notamment au début de la vie sexuelle. L’observation du col au spéculum et le toucher vaginal, associés à la palpation du ventre, s’il s’avère douloureux, permettront de repérer d’éventuelles traces d’infection et d’inflammation. Et de pratiquer, au besoin, un prélèvement au niveau du col avec un bâtonnet de coton pour mettre en évidence, en 24 à 48?heures, la ¬présence d’éventuels germes. Mais il faut savoir qu’un simple recueil d’urines en laboratoire donnera lui aussi un résultat fiable.

Cette infection se soigne-t-elle bien ?
Pas d’inquiétude, l’infection à chlamydiae répond très bien aux traitements antibiotiques, les médecins n’ont encore relevé aucune résistance bactérienne. Soignée à temps, cette IST ne laisse aucune trace au niveau des trompes et n’affecte pas les grossesses ultérieures. Mais encore faut-il, pour cela, être en mesure de détecter la présence des germes à l’origine de la maladie. En attendant d’éventuelles nouvelles recommandations en termes de dépistage généralisé, la meilleure des protections reste donc le port du préservatif associé à un bon suivi gynécologique systématique, annuel ou au moindre symptôme atypique.

2. LE PARTENAIRE DOIT-IL ÊTRE TRAITÉ LUI AUSSI ?

Il arrive que l’infection se manifeste sous forme d’une inflammation de l’urètre, d’une infection urinaire et/ou de douleurs testiculaires. Mais dans la majorité des cas, les hommes infectés sont des porteurs sains. Voilà pourquoi, même en l’absence de symptômes, le médecin prescrira des antibiotiques à monsieur. Afin d’éviter qu’il ne recontamine la partenaire une fois guérie. Et pour le mettre à l’abri, lui aussi, de possibles complications sur le plan de la fertilité, l’infection à chlamydiae pouvant créer des adhérences au niveau des canaux testiculaires.

Existe-t-il d’autres germes qui provoquent des sécrétions irritantes ?
Des pertes jaunâtres qui s’accompagnent de brûlures et/ou de démangeaisons doivent systématiquement amener à consulter. Parce qu’elles peuvent être dues à la présence de chlamydiae, de mycoplasmes ou encore de gonocoques. Non traitées, ces IST vont favoriser les mycoses mais également expliquer des infections urinaires à répétition ou encore déboucher sur une salpingite. Elles aussi se dépistent par un simple prélèvement et se traitent très facilement par antibiotiques.

Source: http://www.topsante.com

 
 
 
 
 
 
 

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