31 08 2013

Greffe de rein : des inégalités d’accès criantes


 

Les Etats Généraux du Rein qui se sont réunis lundi militent pour une meilleure prise en charge des personnes souffrant de maladies rénales. Ils dénoncent de fortes disparités sociales face au traitement. Des disparités dont souffrent surtout les patients peu diplômés.

greffe  

On en parle peu, pourtant entre 2 et 3 millions de personnes en France ont une maladie rénale. Celle-ci comporte deux risques, l’augmentation de la morbidité cardiovasculaire et le risque de développer une insuffisance rénale terminale. Les États Généraux du Rein estiment dans leur rapport rendu lundi qu’ils sont 70 000 à souffrir de cette insuffisance rénale. Pour la soigner deux solutions existent : la dialyse (une technique médicale qui filtre le sang de ses impuretés) et la transplantation. 55% des 70 000 personnes en insuffisance rénale sont dialysées et 45% transplantées.

Des freins à l’accès à la greffe de rein

La greffe de rein est reconnue par les spécialistes comme le meilleur traitement car les gains en espérance de vie et en qualité de vie dépassent largement ceux obtenus avec une dialyse, plus douloureuse. La greffe de rein est aussi moins coûteuse que la dialyse : le coût moyen d’une année de suivi de greffe s’élève à 20 000 €, contre environ 80 000 € l’année de dialyse, rappelle l’association de malades Renaloo. Malgré les atouts indiscutables de la transplantation, la dialyse reste la plus pratiquée.

Les moins diplômés les plus pénalisés

Les difficultés d’accès à la greffe se mesurent aussi en termes d’inégalités sociales : les catégories les moins diplômées sont en général moins informées et moins bien conseillées. Elles souffrent aussi davantage de diabète, d’obésité et de néphropathies vasculaires. Or, ces pathologies ne sont pas compatibles avec une greffe du rein. Ces patients se trouvent au final doublement pénalisés puisque la dialyse auxquelles ils ont recours affaiblit plus l’organisme que la greffe. La dialyse rend d’autant plus compliquée la poursuite d’une activité professionnelle. Le taux d’activité des patients dialysés et sans diplôme serait quinze fois inférieur à celui des personnes greffées et diplômées de l’enseignement supérieur, selon Pourquoi-docteur.
L’association Renaloo, dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé publiée dans le Huffington Post, résume l’ampleur de ces difficultés: « les personnes traitées par dialyse sont confrontées à de profondes difficultés d’accès et de maintien dans l’emploi, souvent lié à une logique du soin qui se heurte à celle du travail, avec des pertes de revenus, un appauvrissement, une désocialisation, d’immenses obstacles à la réalisation de projets ».

Source: http://www.topsante.com/

 
 
 
 
 
 
 

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