9 05 2017

Fatigue chronique : et si nos bactéries intestinales y étaient pour quelque chose ?


 

 

Des niveaux inhabituels de certaines bactéries ont été découverts dans les intestins de personnes souffrant du syndrome de fatigue chronique.

Une fatigue qui traîne depuis des mois, des malaises après avoir piqué un sprint, un sommeil loin d’être réparateur, des difficultés à réfléchir et l’impossibilité de rester debout trop longtemps…Tous ces symptômes sont ceux du syndrome de fatigue chronique (également appelé «encéphalomyélite myalgique» en jargon médical). Si l’origine de cette maladie reste pour le moment un mystère entier, des chercheurs américains sont désormais sur une piste…bactérienne. Leurs travaux, publiés le 26 avril dans la revue Microbiome, montrent pour la première fois que les personnes souffrant du syndrome de fatigue chronique présentent également un déséquilibre de la flore intestinale.

Un détail a en effet attiré ces scientifiques de l’université de Columbia (États-Unis): entre 35 et 90% des patients rapportent des douleurs abdominales proches de celles causées par le syndrome du côlon irritable. Or le tube digestif est justement le siège d’une armée bactérienne appelée «microbiote intestinal»: 100 000 milliards de bactéries appartenant à 1000 espèces y vivent dans une totale discrétion.
Ces microbes œuvrent en permanence pour le compte de notre organisme: digestion, formation de notre système immunitaire, fonctionnement de notre métabolisme… L’une de leur fonction consiste à établir un dialogue entre les intestins et le cerveau. En cas de déséquilibre de cette «flore» intestinale, le dialogue est lui aussi perturbé.

«Une panne de communication»

Pour s’assurer que le microbiote intestinal joue bien un rôle dans le syndrome de fatigue chronique, les scientifiques américains ont analysé les espèces bactériennes présentes dans des échantillons fécaux de 50 malades et de 50 volontaires en bonne santé.
Ils ont alors découvert que certaines espèces bactériennes (Faecalibacterium, Roseburia, Dorea, Coprococcus, Clostridium, Ruminococcus, Coprobacillu) étaient retrouvées beaucoup plus fréquemment chez les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.
«Les individus atteints du syndrome de fatigue chronique ont un mélange distinct de bactéries intestinales et de troubles métaboliques connexes qui peuvent influer sur la gravité de leur maladie», constatent les auteurs de l’étude. Pour les scientifiques, l’analyse du microbiote intestinal pourrait permettre de mieux caractériser la maladie.

«Tout comme le syndrome du côlon irritable, le syndrome de fatigue chronique peut impliquer une panne dans la communication entre le cerveau et l’intestin que régissent les bactéries», expliquent les scientifiques. «En identifiant les bactéries spécifiques impliquées, nous nous rapprochons d’un diagnostic plus précis et de thérapies ciblées.»

Source: http://sante.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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