10 06 2016

Du coloriage à la mode, l’irrésistible ascension d’OMY


 

coloriage  

Créée en 2012 par Elvire Laurent et Marie-Cerise Lichtlé, la petite start-up de posters de coloriage à l’esprit naïf et un brin psychédélique a conquis petits et grands.

Vous avez forcément déjà croisé ces posters de coloriage sans toujours savoir qu’il s’agissait d’OMY. On vous en a offert un exemplaire pour votre crémaillère, vos enfants en ont tapissé les murs du salon, vos petits-enfants vous forcent à peinturlurer les cartes de Paris ou les sets de table en leur compagnie. Derrière ce phénomène de loisirs créatifs, ces affiches à colorier, vendues aussi bien dans les boutiques de musée que dans les concept stores et les librairies de quartier, se cachent Elvire Laurent et Marie-Cerise Lichtlé, deux Parisiennes installées dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis, l’un des berceaux hipsters de la capitale.

Ces deux graphistes free-lance, amies depuis leurs études aux Arts décoratifs, ont monté il y a une dizaine d’années leur propre entreprise, travaillant logos, charte graphique de sites Internet, typographies de sociétés de lifestyle, de Timberland à Brunch Bazar. « Au bout d’un moment, nous ne voulions plus dépendre d’autres boîtes pour nous exprimer librement. Nous appartenons à ce monde de start-uppers qui cherche à innover sans cesse. C’est un microcosme où, tous, nous collaborons.»

Devenues mamans, elles décident, en 2012, de lancer un modeste e-shop avec les premiers posters de coloriage, dont le futur best-seller au format XXL. « Nous souhaitions offrir à nos clients un espace de création libre, loin de la contrainte de la feuille A4 et, dans un même temps, en faire un élément décoratif pour la maison puisqu’en recouvrant des pans entiers de mur, il peut même se substituer au papier peint. Le coloriage pour enfants ne se cantonne plus seulement à la chambre mais trouve aussi sa place dans le salon afin que toute la famille participe ensemble à cette activité. »

Des mamans passionnées de BD

Style naïf et très figuratif, les dessins OMY s’amusent à bousculer les stéréotypes et les proportions : le lézard de Gaudi domine Barcelone ; des chamois perchés sur une montagne sourient aux côtés du traditionnel drapeau suisse ; un couple fait du yoga à Bangkok entouré d’une pastèque volante et d’un poisson enfourchant une Vespa. Une inspiration un brin psychédélique que Marie-Cerise Lichtlé puise dans ses lectures. « Je suis une grande fan d’illustrateurs jeunesse qui ont baigné mon enfance, comme Tomi Ungerer, auteur des Trois Brigands, Maurice Sendak et ses Maximonstres, Philippe Corentin… Je les retrouve aujourd’hui avec mes enfants et cela me touche encore beaucoup. Plus tard, j’ai développé une passion pour la BD en dévorant et collectionnant les albums de Quino, de Claire Bretécher – fan absolue ! – qui donna vie à Agrippine, de l’Italien Liberatore, et des Américains, bien sûr, Robert Crumb, Joe Matt, Charles Burns.»

Elvire Laurent, elle, est depuis toujours passionnée de mode. «J’étais fascinée par les maisons de couture : Jean Paul Gaultier, Christian Lacroix, Kenzo… Ce monde combinait tout ce que j’aime, en travaillant le design, les formes, les matières, les couleurs et les imprimés textiles. Finalement, je n’ai pas fait d’école, mais en étudiant l’illustration à Bruxelles, j’ai été entourée de passionnés de BD qui possédaient d’énormes collections dans tous les styles, c’était très riche. » Dans les paysages d’OMY, il y a toujours une petite touche d’humour, une lecture secondaire pour les plus grands, à l’image d’un Walt Disney.

En 2012, au salon Maison & Objet, leur gamme simple – à 85 % réalisée en région parisienne -, graphique, colorée et surtout accessible à toutes les générations, est rapidement repérée par les concept stores parisiens Merci et Colette. «Tout est ensuite allé très vite. Nous avons appris sur le tas : comment établir un bon de commande, les normes, la législation…» De trois salariés, la petite entreprise artisanale passe à une vingtaine de personnes en un peu plus d’un an. « Finalement, nous sommes tombées au bon moment, avant la grande vague des éditeurs qui ont lancé les coloriages en livret.»

Du Xe arrondissement à Sydney, Tokyo, New York

Quatre ans plus tard, les déclinaisons se sont multipliées. Entre le Pocket Map (les grands posters à transporter), les sets de table, les ballons de baudruche, les gobelets, les semainiers, il y en a pour tous les goûts. En 2015, OMY ouvre sa première boutique au 2, rue Gabriel-Laumain (Paris Xe). Et les points de vente se multiplient en France et à l’étranger (50 % de vente à l’export), de Tokyo à Los Angeles, en passant par Sydney et New York, où la petite entreprise est vendue au MoMA, chez Barnes & Nobles et Nordstrom.

Les jeunes entrepreneuses enchaînent par ailleurs les collaborations : Petit Bateau, Le Bon Marché Rive Gauche et, dernièrement, la marque de mode Roseanna pour laquelle elles signent une collection capsule cet été, sur fond jaune soleil imprimé de motifs mexicains. Elles ont encore des idées plein la tête, explorant d’autres horizons comme le textile. Le mois prochain sortent sacs à dos, trousses d’écolier et autres pochettes lavables… à colorier évidemment.

Source: http://madame.lefigaro.fr/

 
 
 
 
 
 
 

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Calcul de l'indice de masse corporelle

  • Genre
  • Poids (kg)
  • Taille (cm)

A    L i r e    A u s s i



H o r o s c o p e

Gémeaux
Soleil en Gémeaux
0 degré
Balance
Lune en Balance
12 degrés
Premier Quartier
Premier Quartier
7 jours

F A C E B O O K


Link

Recevez avec un apéritif dinatoire flunch Traiteur !