5 03 2017

Comment la méditation peut rendre plus heureux


 

 

Stress, anxiété et ruminations instillent des pensées négatives qui gâchent vos journées ? Méditez. Deux experts expliquent comment la discipline apporte plus de sérénité et de joie au quotidien.

La méditation a le vent en poupe. Les neurosciences étudient les cerveaux des méditants pour en comprendre les spécificités ; les hôpitaux américains la proposent pour prévenir les rechutes dépressives ; certaines écoles – aux États-Unis notamment – l’utilisent pour améliorer la concentration des enfants ; et votre collègue qui s’y est mise ne cesse de vous dire qu’elle est plus heureuse. Mais suffit-il de s’asseoir en tailleur pour accéder au bonheur ? Deux experts nous expliquent en quoi cette pratique ancestrale peut ajouter sérénité et joie dans le quotidien.

Le pouvoir du présent

La méditation c’est prendre un temps pour observer ses pensées, sa respiration et ses sensations physiques dans l’immobilité. «L’attention sur le souffle permet de ramener l’esprit dans l’ici et maintenant, comme une ancre qui nous aide à ne pas nous embarquer dans nos pensées», explique Claire Mizzi, psychologue et psychothérapeute, instructrice et formatrice de méditation de pleine conscience. Alors que l’esprit vagabonde sans arrêt entre hier et demain à tenter de résoudre des problèmes, l’ancrage dans le moment présent, que soutient la discipline lors des séances et en dehors, permet d’être plus à l’écoute de soi-même et de s’interroger sur ce que l’on ressent sur le moment.

La prise de recul

Entraîner son cerveau à observer et décrire ce qui se passe dans le corps et l’esprit sans jugement, permet de prendre de la distance avec ses pensées. «En pratiquant, on ne fusionne plus avec ses idées. Par exemple, plutôt que de se dire qu’on est en colère, nous dirons que nous ressentons de la colère. Nous l’accepterons et la laisserons filer sans partir dans des ruminations mentales», précise Claire Mizzi. Face à une situation désagréable comme une critique par exemple, cette distance permet d’observer ses réactions physiques et émotionnelles et de ne pas réagir immédiatement sous leur impulsion. «Comme nous ne sommes pas dans la réactivité, nos réponses sont plus justes», affirme la psychologue.

Le contrôle de ses émotions négatives

L’absence de jugement et l’acceptation de tout, y compris des pensées les plus négatives, permettent de mieux se connaître et de réguler ses émotions. «Avec la méditation, on dépiste plus tôt les premiers signaux négatifs, comme la colère qui monte, et on l’accepte au lieu de la retenir. Elle monte ainsi comme une bulle avant de se dissoudre plutôt que d’exploser à force d’être contenue ou refoulée», affirme la psychothérapeute. La méditation ne rend donc pas impassible mais contribue au bonheur en diminuant les ressentis émotionnels négatifs. «Quel que soit son niveau de sagesse, on ressentira de la douleur et de la colère, mais on réduira leur durée et leur intensité», ajoute Jonathan Lehmann, ancien avocat d’affaires devenu coach en méditation.

La diminution de la souffrance

Selon une étude des chercheurs de l’hôpital Wake Forest Baptist Medical Center de Caroline du Nord (États-Unis), publiée en 2011 dans la revue Journal of Neurosciences, la méditation diminue de 40% la perception de la douleur. Lors des séances, les participants observent la douleur, la décrivent mais passent également en revue les parties du corps qui ne souffrent pas. Cette pratique permet de ne pas se focaliser sur les sensations désagréables et évite de les alimenter davantage. Pour Jonathan Lehmann, en diminuant cette souffrance subjective, la méditation augmente le bonheur. Ses séances quotidiennes l’ont d’ailleurs aidé à traverser l’épreuve du deuil, «j’ai pu regarder la douleur quand elle était là, et l’accepter sans en mettre une couche supplémentaire», explique-t-il.

Dans le cas d’une rupture amoureuse douloureuse, l’acceptation des émotions permet de les accueillir telles qu’elles sont. «On peut constater que c’est injuste et que cela nous rend triste. Mais plutôt que de se morfondre ou de trouver des scénarios de vengeance, on va s’occuper de soi», ajoute Claire Mizzi.

Une meilleure tolérance

Cette acceptation, toujours, aide à mieux tolérer les événements désagréables les plus triviaux et à gagner en sérénité. «À la caisse du supermarché, au lieu de vous énerver à cause de la personne devant vous qui met du temps à sortir son porte-monnaie, vous pourrez vous concentrer sur la sensation de vos pieds au sol et votre respiration», illustre la professionnelle.

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Source: http://madame.lefigaro.fr

 
 
 
 
 
 
 

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