30 08 2013

Comment bien choisir l’Autobronzant


 

Le printemps est là et on rêve d’une peau joliment hâlée, de jambes dorées… Quoi de mieux qu’un autobronzant pour y parvenir sans s’exposer, donc sans risques.

Ce qu’il doit contenir
– Des agents autobronzants
De la DHA (dihydroxyacétone), qui donne une coloration rapide, et de l’érythrulose, qui permet d’obtenir un ton uniforme. La DHA est plus ou moins concentrée (de 2 % pour les peaux claires à 5 % pour les plus mates) suivant l’intensité voulue.
– Un agent acidifiant
Comme l’acide citrique, qui permet à la DHA de réagir avec les acides aminés de la peau, ce qui crée des molécules teintées (c’est la réaction de Maillard). Elle est optimale lorsque le pH de la peau est de 4,5 au moment de l’application.
– Une substance tampon
Du sodium citrate (ou sodium sulfate ou sodium phosphate), pour que le pH acide de la formule reste stable.
– Des hydratants
De la glycérine, de l’acide hyaluronique, car la réaction de Maillard est consommatrice d’eau (ce qui explique les tiraillements après l’application).
– Des agents nourrissants
Des huiles, des cires ou des beurres végétaux pour hydrater l’épiderme.
– Et aussi…
-Des antioxydants (vitamine E) qui empêchent la DHA de s’oxyder et protègent contre les radicaux libres.
-Des colorants. Comme le caramel, qui permet de voir où on en met et crée un léger hâle en attendant que le produit agisse. Et aussi parce qu’avec le temps la DHA a tendance à jaunir la formule.
-Du parfum. Les autobronzants ne sentent pas très bon (un effet de la réaction de Maillard). La plupart des marques compensent cet inconvénient avec des parfums évocateurs de vacances : monoï, vanille…

Ce qu’il faut éviter…
– L’alcool : Il renforce l’effet desséchant et fait pénétrer le produit plus profondément dans la peau. Ce qu’il faut éviter, la DHA générant des radicaux libres qui pourraient avoir des effets néfastes.
– Les huiles essentielles ainsi que les substances photosensibilisantes : Elles sont susceptibles de créer des taches pigmentaires.
– Certains émulsionnants : Lécithine ou glyceryl stearate étant semblables à des éléments présents dans la peau, et donc en très bonne affinité avec elle, ils risquent de faire pénétrer l’autobronzant.

Ce qu’on lui demande
– De créer une jolie couleur uniforme et naturelle.Les effets tigrés et les traces orangées sont de plus en plus rares, car les formules ont progressé. Selon ses préférences et sa dextérité, on choisira plutôt un gel teinté ou une formule blanche.
– D’être facile à appliquer pour éviter les démarcations et pour pouvoir s’habiller très vite ensuite.
– De ne pas trop dessécher. Lié à la réaction qui entraîne la coloration de la peau, ce désagrément doit être compensé avec des agents hydratants et des acides gras.
– De ne pas virer et de ne pas sentir mauvais, grâce aux antioxydants et au parfum. Mais cela n’empêchera pas la formule de sentir un peu fort si on le garde d’une année sur l’autre…

Le focus de l’expert
– L’autobronzant ne protège pas du soleil : il ne contient ni filtres solaires, ni indice de protection.
– Le hâle obtenu est un faux bronzage, juste une coloration superficielle, sans montée de mélanine (pigment qui colore la peau lors du bronzage).
– En revanche, en arrivant déjà hâlée à la plage, on s’expose moins, ce qui limite les risques.
– Pour un beau résultat, il est préférable d’avoir la peau sèche et propre, exfoliée et épilée.

 
 
 
 
 
 
 

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