14 08 2013

Cancers : des avancées marquantes


 

Le congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (Asco) a surtout été marqué par la progression des traitements personnalisés dans certains cancers. Le point sur les principales évolutions avec le Pr Michel Mitry, cancérologue à l’Institut Curie à Paris.

avancéscancer
Cancer du col de l’utérus

Un dépistage avec du vinaigre!
Une vaste étude, menée en Inde, a montré l’intérêt d’une méthode de détection du cancer utérin simple et bon marché. Après une application de vinaigre sur le col de l’utérus, on réalise un prélèvement avec un bâtonnet enveloppé de coton. Examiné à l’œil nu, sous une lampe halogène, il permet de détecter les anomalies. En moins d’une minute, les tissus cancéreux prennent une couleur blanche là où le vinaigre est appliqué, alors que les tissus sains ne changent pas de couleur. Cette technique, qui requiert une simple formation des personnels infirmiers, a été testée pendant quinze ans sur 150 000 femmes indiennes de 35 à 64 ans sans antécédents de cancer du col utérin. Résultat: une réduction de 31 % de la mortalité par ce cancer, encore fréquent en Inde en raison du peu d’accès aux frottis. «Nous espérons que les résultats de cette étude permettront de réduire le fardeau du cancer du col de l’utérus dans le monde », a déclaré le Dr Surendra Srinivas Shastri, professeur de cancérologie préventive au Tata Memorial Hospital à Bombay, principal auteur de cette étude.

Cacner du pancréas

Le plus des nanoparticules
Dans les cancers avancés du pancréas, l’intérêt d’une double chimiothérapie (nab-paclitaxel et gemcitabine) a été confirmé. L’association fait appel à des nanoparticules d’albumine, qui permettent un accès optimal du produit de chimiothérapie dans la cellule cancéreuse. Dans les stades moins avancés, une étude a montré qu’ajouter de la radiothérapie à la chimiothérapie n’apporte pas de bénéfices. Les malades ne devraient plus être ennuyés pour rien…

Cancer des testicules

Une nouvelle chimio
Ce cancer atteint des hommes jeunes, entre 25 et 30 ans. Il est de très bon pronostic, c’est-à-dire que les malades guérissent, sauf un très petit nombre d’entre eux. Pour la première fois depuis vingt ans, un progrès vient d’être enregistré pour ces patients atteints d’une forme agressive. Un essai franco-américain a en effet montré qu’une chimiothérapie intensifiée (six produits au lieu de trois) permettait de guérir 50 % de malades en plus. Dans les deux cas, les patients sont opérés en plus de suivre une chimiothérapie.

Cancers du poumon et du sein

Des traitements ciblés et personnalisés
La médecine personnalisée existe déjà pour soigner certains cancers du côlon. C’est maintenant les cancers du poumon et du sein qu’on cherche à mieux connaître. Une étude intitulée «French tour de force» a consisté à rechercher des anomalies génétiques (mutation) dans les cellules tumorales pulmonaires de 10 000 malades. Dans 50 % des cas, une mutation a été découverte. Ce qui a permis de proposer à ces patients un traitement ciblant l’anomalie. Pour le cancer du sein, une étude a rendu compte de l’analyse de 450 tumeurs de femmes souffrant de forme métastatique. Des mutations ont été identifiées dans trois quarts des cas, ce qui a pu déboucher sur une proposition de traitement spécifique une fois sur dix. Pas plus, car il n’existe pas encore de traitement correspondant à toutes les anomalies repérées. C’est ce à quoi s’attellent les chercheurs. Car les traitements ciblés, s’ils sont onéreux, permettent de ne traiter que les malades qui vont en tirer bénéfice. Un vrai progrès.

Source: http://www.topsante.com/

 
 
 
 
 
 
 

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