23 12 2013

Bronchiolite : comment la tenir à distance ?


 

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Chaque année, surtout de novembre à mars, la bronchiolite malmène les poumons de nos bébés. Un enfant sur trois de moins de 2 ans est touché. Peut-on prévenir la maladie ? Et sinon, quel traitement va la guérir ?

Comment reconnaître une bronchiolite ?

Avant, il y a généralement un rhume accompagné d’une fièvre peu élevée. Puis le nourrisson commence à tousser, respire de plus en plus difficilement, avec un sifflement. Plus il est jeune, plus ce sifflement est discret et n’est parfois audible qu’à l’auscultation. Mais le bébé est toujours gêné pour téter ou s’alimenter normalement. S’il prend moins de la moitié de son biberon sur trois biberons d’affilée, c’est un signe d’alerte pour les parents. Cela signifie que leur bout de chou doit faire des efforts respiratoires pour s’alimenter.

Quelle en est la cause ?

C’est une infection virale, due au virus respiratoire syncytial (VRS) dans 70 à 80 % des cas. Il pénètre dans les poumons et crée une inflammation, entraînant une hypersécrétion de mucus qui a tendance à obstruer les bronches. Les symptômes (toux, sifflements) ne sont que des réactions de défense contre l’envahisseur.

Où les bébés l’attrapent-ils le plus souvent ?

À l’évidence, dans tous les endroits où il y a beaucoup de monde, qu’il vaut mieux éviter. Le virus se transmet par les sécrétions nasales et les gouttes de salive. Il suffit qu’une personne (adulte ou enfant) ayant une infection respiratoire (rhinite, rhinopharyngite ou bronchite) soit en contact avec le bébé, et le tour est joué. Il risque d’être contaminé !

Peut-on la prévenir ?

Pas de sortie dans les magasins, les supermarchés, les transports en commun. Les rendez-vous médicaux se prennent aux heures creuses : ainsi, bébé risquera moins de côtoyer une personne malade. Il faut être particulièrement prudent avec un prématuré ou un enfant atteint d’une maladie chronique (maladie cardiaque, déficit immunitaire…). Pour ces petits fragiles, une règle d’or : pas de garde en milieu collectif et des contacts extrêmement limités avec les autres enfants pendant l’hiver.

Que faire quand il y a des malades autour ?

Difficile d’éviter une contamination en milieu collectif. Mais certaines mesures peuvent être prises, chez une assistante maternelle ou chez soi, pour limiter les risques. On se lave soigneusement les mains avant de changer bébé ou de lui donner un médicament ! Si on est enrhumé, on met un masque avant de s’occuper de lui. Si ses aînés vont à la crèche ou à l’école, le lavage des mains à la maison est obligatoire. Ils sont priés aussi de limiter les bisous au dernier-né et de ne pas éternuer en sa présence !

Que peut-on faire pour l’aider quand il respire mal ?

La bronchiolite apparaît, monte en puissance puis va disparaître en quelques jours. Le « traitement » proposé vise essentiellement à soulager bébé, à diminuer la gêne et à limiter l’inconfort respiratoire. On ne le force pas à manger et on fractionne ses repas. Pour un sommeil sans heurts, il vaut toujours mieux le coucher sur le dos et surélever le haut de son matelas. La plupart du temps, la bronchiolite se soigne avec des lavages répétés du nez.

Comment lui laver le nez correctement ?

Munissez-vous d’un spray nasal d’eau de mer ou de sérum physiologique doté d’un embout conique. Mettez bébé sur le dos. Placez-vous sur le côté de manière à vous positionner perpendiculairement à lui. Inclinez sa tête sur le côté, vers vous, et bloquez ses bras avec votre main gauche (si vous êtes droitière). De la main droite, introduisez l’embout dans sa narine supérieure et instillez le sérum ou l’eau de mer doucement, jusqu’à ce que le produit ressorte par l’autre narine. Cela peut prendre quelques secondes. Si, malgré les lavages du nez, votre bébé reste très encombré, il faut consulter.

Les médicaments agissent-ils sur la maladie ?

Certains antibiotiques peuvent être prescrits, car une infection virale est souvent suivie d’une pathologie bactérienne. Le médecin ajoute parfois des corticoïdes, car la bronchiolite est une maladie inflammatoire. Mais les fluidifiants bronchiques sont contre-indiqués depuis avril 2010, car jugés inefficaces, voire dangereux.

La kinésithérapie respiratoire est-elle utile ?

Pendant longtemps, la kinésithérapie a fait partie du traitement classique dès que l’enfant restait très encombré. Mais une étude française publiée l’hiver dernier a semé le doute. 246 nourrissons hospitalisés ont été soignés grâce à la kinésithérapie respiratoire trois fois par jour. 250 autres par de simples aspirations nasales. Résultat : le délai de guérison a été identique pour les deux groupes. Est-ce que cela remet en cause la kinésithérapie ? L’étude portait sur une population de nourrissons hospitalisés. Elle ne dit pas si cela augmente le confort des bébés moins atteints, soignés au cabinet médical ou à la maison.

Alors, dans quels cas peut-on y faire appel ?

Les parents s’accordent pour dire qu’elle reste précieuse si leur bébé est très encombré. L’intérêt est de faire remonter le mucus et d’aider le petit malade à s’en débarrasser, par une augmentation lente de l’expiration. Après quelques séances, il retrouve un sommeil et une alimentation de qualité. En revanche, s’il présente simplement une respiration sifflante (sans sécrétions), cette technique n’est d’aucune utilité. C’est tout l’intérêt de prendre contact avec un professionnel qui saura s’il doit agir ou non. Et nous avons la chance de disposer d’un réseau extrêmement performant de kinésithérapeutes qui peuvent être appelés à tout moment, via une prescription du médecin traitant de l’enfant.

Source: http://www.topsante.com/

 
 
 
 
 
 
 

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