1 05 2013

6 questions sans tabou au gynécologue


 

Après chaque rendez-vous chez le gynéco, c’est le même constat : on a encore oublié de poser nos questions sur le vagin, cette partie la plus intime de notre anatomie. Oublié ou pas osé… ? Alors on les a posé pour vous, ces questions au gynéco.

1. Pourquoi je ne supporte pas les tampons ?
Le vagin ressemble à une sorte de tunnel souple, une cavité pleine de replis qui relie le col de l’utérus à la vulve (les petites et les grandes lèvres). Cette muqueuse entourée de muscles mesure entre 8 et 12 cm de profondeur. Extensible (jusqu’à 10 cm de large lors d’un accouchement), sa taille varie aussi avec le statut hormonal. À la ménopause, elle a tendance à s’atrophier.

Ne pas supporter les tampons est souvent d’ordre « psychologique » : vous ne supportez pas la présence d’un corps étranger. Aucune cause physiologique n’existe à part de rares cas de malformations.

2. Pourquoi j’ai souvent des mycoses ?
Certains facteurs augmentent les risques de développement de champignons (les candidas) :

– le port de vêtements et sous-vêtements serrés ou en matières synthétiques qui ne respirent pas;
– l’excès d’hygiène (douches vaginales, savons agressifs) qui déséquilibre la flore vaginale : une toilette par jour suffit !
– les modifications hormonales (règles, grossesse, ménopause) ;
– certaines maladies comme le diabète ou encore la prise d’antibiotiques.

Premier réflexe pour éviter les mycoses : pensez à changer souvent de protection pendant les règles.

3. Toutes les femmes connaissent l’orgasme vaginal ?
En théorie oui, puisque le plaisir ne dépend pas d’une particularité anatomique. En pratique, le mental joue beaucoup et certaines femmes auront plus de facilité à jouir grâce à l’excitation du clitoris que lors de la pénétration ; on parle alors d’orgasme clitoridien.

Doit-on se laver après les relations sexuelles ?
Mieux vaut faire une toilette rapide surtout pour éviter les infections urinaires. Il faut utiliser un savon doux type pain surgras ou un gel intime adaptés à la fragilité de la muqueuse. Inutile de nettoyer ou de rincer à l’intérieur du vagin.

4. Pourquoi j’ai mal pendant les rapports ?
Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de vagin « trop étroit ». Les douleurs superficielles correspondent la plupart du temps à un défaut de lubrification (qu’on peut corriger avec un gel assez facilement) ou à une infection vaginale (qu’il faut bien évidemment traiter).

Autre cause plus rare et moins connue : le vaginisme. C’est un trouble psychologique qui aboutit à une déformation de l’image de soi et de son corps et en particulier de son sexe. Quant aux douleurs plus profondes, elles peuvent s’expliquer par un utérus rétroversé (une variation anatomique sans conséquence médicale autre, qui touche entre 5 et 10% des femmes) ou encore une endométriose.

Dans tous les cas, parlez-en à votre gynéco pour qu’il vous aide à trouver la raison de ce malaise et des solutions appropriées.

5. L’accouchement abîme-t-il le vagin ?
C’est plutôt la vulve qui peut changer un peu d’aspect, d’autant plus en cas de cicatrisation d’une déchirure ou d’une épisiotomie lors d’un accouchement. Les muscles et les tissus se relâchent avec le poids et le passage du bébé. Mais tout dépend de la qualité des tissus au départ et de l’âge de la maman.

Peut-on souffrir d’un cancer du vagin ?
Oui, mais c’est extrêmement rare (1 à 3 % des cancers génitaux féminins). En revanche, le cancer du col de l’utérus est beaucoup plus répandu. Pour réduire les risques, deux mesures préventives à respecter : la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) avant 23 ans et dès 20 ans, la visite régulière chez le gynéco (tous les ans) qui effectue un frottis tous les 3 ans dans la mesure où les deux premiers (à un an d’intervalle) étaient normaux.

6. C’est quoi une descente d’organe ?
Lors d’un défaut de soutien des muscles et des ligaments du périnée, l’utérus, mais parfois aussi l’urètre, la vessie et le rectum s’effondrent. Ce trouble touche, à différents degrés, près de 15 % des femmes.
Cela survient généralement vers l’âge de la ménopause. Le facteur de risque majeur : les grossesses et en particulier celles qui se soldent par un accouchement long et ou difficile (un gros bébé, une grossesse gémellaire). Il arrive tout de même que la descente d’organes concerne des femmes ayant eu un seul enfant et de poids normal. Dans ce cas, c’est la qualité des tissus qui est la cause de la descente d’organes.

Quand la gêne est importante (notamment pour les relations sexuelles) et que la patiente le souhaite, une intervention chirurgicale est proposée. Le port d’un anneau peut aussi améliorer la situation. La seule manière de réduire les risques : effectuer sa rééducation du périnée scrupuleusement après chaque grossesse.

 
 
 
 
 
 
 

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